Islam

Rûmî, Divan (Davis), « La beauté du Bien-Aimé »

Ô Bien-Aimé, la beauté spirituelle est fort belle et glorieuse,
Mais Ta propre beauté et Ta grâce sont tout autre chose.
Ô Toi qui, depuis des années, décris l’Esprit,
Montre une qualité qui soit à la hauteur de Son Essence.
La lumière grandit dans l’œil à la pensée de Lui,
Mais, en présence de Son Union, elle s’obscurcit.
Je demeure bouche bée, en adoration devant cette beauté :
« Dieu est le plus grand » est à tout instant sur les lèvres de mon cœur.
Le cœur a acquis un œil qui Te désire sans cesse.
Ô, comme ce désir nourrit le cœur et l’œil !
Ton Amour a appris à caresser les esclaves ;
Sinon, quel cœur serait digne de cet Amour ?
Tout cœur qui a passé une nuit dans Ton souffle
Ressemble au jour radieux.

Source Rûmî, Divan de Shams-i Tabrîz, extraits traduits par R. A. Nicholson (1898) et al., in F. Hadland Davis, The Persian Mystics: Jalálu’d-dín Rúmí (1907), gutenberg.org #45159 — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire