Islam

Rûmî, Divan (Davis), « La mer de l’amour »

L’humanité, comme les oiseaux aquatiques, est issue de la mer — la Mer de l’Âme ;
Sorti de cette Mer, pourquoi l’oiseau ferait-il ici sa demeure ?
Non, nous sommes des perles dans cette Mer, nous y demeurons tous ;
Sinon, pourquoi les vagues se succéderaient-elles depuis la Mer de l’Âme ?
C’est l’heure où s’accomplit l’Union, l’heure de la beauté éternelle,
L’heure de la faveur et de la largesse, l’Océan de pureté parfaite.
La vague de largesse est apparue, le tonnerre de la Mer a retenti,
L’aube de la félicité s’est levée. L’aube ? Non, c’est la Lumière de Dieu.

Source Rûmî, Divan de Shams-i Tabrîz, extraits traduits par R. A. Nicholson (1898) et al., in F. Hadland Davis, The Persian Mystics: Jalálu’d-dín Rúmí (1907), gutenberg.org #45159 — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire