La maîtresse d’un homme tomba par hasard dans l’eau ; son amant se hâta de s’y jeter pour l’en retirer. Lorsque les deux amants furent l’un près de l’autre, la maîtresse dit à l’amant : « Ô ignorant ! puisque je me suis jetée dans une eau courante, pourquoi t’y es-tu jeté aussi ? » « Je me suis jeté à l’eau, répondit-il, parce que je ne me reconnais pas autre que toi. Il y a déjà bien du temps que, véritablement, je suis toi ; tu es moi, et nous deux ne faisons qu’un. Es-tu moi, ou moi suis-je toi ? Y a-t-il quelque chose de la dualité ? Ou bien je suis toi, ou toi, moi, ou toi tu es toi-même. Puisque tu es moi et que je suis toi pour toujours, nos deux corps ne sont qu’un même corps : voilà. »
Lorsque la dualité a eu lieu, elle t’a trouvé dans l’unité. Lorsque la dualité a disparu, elle t’a trouvé dans l’unité. Perds-toi dans l’unité et tu y seras absorbé. Agir différemment, c’est en être séparé.
Lorsque la dualité a eu lieu, elle t’a trouvé dans l’unité. Lorsque la dualité a disparu, elle t’a trouvé dans l’unité. Perds-toi dans l’unité et tu y seras absorbé. Agir différemment, c’est en être séparé.