Râbi'ah, qui, bien que femme, était la couronne des hommes, resta huit ans pour aller à la Caaba, se roulant sur le côté de son corps. Lorsqu'elle fut arrivée à la porte du temple sacré, elle dit : « J'ai pu enfin accomplir le rite du pèlerinage. » Au jour consacré, quand elle voulut visiter la Caaba, ses femmes s'en excusèrent. Râbi'ah retourna sur ses pas, et dit : « Ô Dieu ! toi qui possèdes la gloire ! j'ai mesuré le chemin avec le côté de mon corps durant huit ans, et, lorsque j'ai vu ce jour que j'ai appelé de mes ferventes prières, tu as jeté sur mon chemin une telle épine ! Ou fais-moi reposer dans ta maison, la Caaba, ou ne me laisse pas dans l'agitation dans mon propre logis. »
Il faudrait trouver un amant de Dieu comme Râbi'ah pour qu'il pût comprendre l'importance d'un tel accident. Tant que tu flotteras dans l'océan profond du monde, les vagues te repousseront et te recevront tour à tour. Tantôt tu seras admis dans la Caaba, tantôt tu soupireras dans une pagode. Si tu retires la tête de cet abîme, tu jouiras d'un bonheur constant ; mais si tu continues à être éprouvé dans cet abîme, la tête te tournera comme une meule de moulin, et tu ne trouveras pas un seul instant le parfum de la tranquillité ; une seule mouche suffira pour te troubler.
Il faudrait trouver un amant de Dieu comme Râbi'ah pour qu'il pût comprendre l'importance d'un tel accident. Tant que tu flotteras dans l'océan profond du monde, les vagues te repousseront et te recevront tour à tour. Tantôt tu seras admis dans la Caaba, tantôt tu soupireras dans une pagode. Si tu retires la tête de cet abîme, tu jouiras d'un bonheur constant ; mais si tu continues à être éprouvé dans cet abîme, la tête te tournera comme une meule de moulin, et tu ne trouveras pas un seul instant le parfum de la tranquillité ; une seule mouche suffira pour te troubler.