Un fou d'amour pour Dieu, l'esprit élevé vers les choses spirituelles, allait tout nu, tandis que les autres hommes étaient couverts de leur vêtement. Il disait : « Ô mon Dieu ! donne-moi un beau vêtement et rends-moi par là content comme les autres hommes. » Une voix du monde invisible se fit entendre à lui, et lui dit : « Va donc, je t'ai donné un chaud soleil, assieds-toi et jouis-en. » Le fou dit : « Ô mon Dieu ! pourquoi me punir ? N'aurais-tu pas un meilleur vêtement à me donner que le soleil ? » La voix lui dit : « Va, patiente encore dix jours, et je te donnerai, sans plus faire de difficulté, un autre vêtement. »
Lorsque cet homme eut été brûlé pendant huit jours par le soleil, il obtint un vêtement ; mais il avait cent mille pièces, parce que l'individu qui le lui avait donné était pauvre. Le fou dit à Dieu : « Ô toi qui connais les secrets ! comment se fait-il que tu m'aies donné aujourd'hui ce vêtement rapiécé ? Tes vêtements sont donc brûlés dans ton trésor, qu'il a fallu rapiécer ce vieux vêtement ? Tu as cousu ensemble cent mille vêtements. De qui as-tu appris cet art ? »
Lorsque cet homme eut été brûlé pendant huit jours par le soleil, il obtint un vêtement ; mais il avait cent mille pièces, parce que l'individu qui le lui avait donné était pauvre. Le fou dit à Dieu : « Ô toi qui connais les secrets ! comment se fait-il que tu m'aies donné aujourd'hui ce vêtement rapiécé ? Tes vêtements sont donc brûlés dans ton trésor, qu'il a fallu rapiécer ce vieux vêtement ? Tu as cousu ensemble cent mille vêtements. De qui as-tu appris cet art ? »
Il n'est pas facile d'avoir affaire à la cour de Dieu ; il faut devenir pour cela la poussière du chemin qui y conduit. Les gens qui sont arrivés de loin à cette cour ont été brûlés par le feu en même temps qu'ils ont été éclairés par la lumière. Lorsque après une vie entière on croit parvenir au but, on éprouve le regret de ne l'avoir pas atteint.