Après l’anecdote d’‘Isa, contraint de gravir une montagne pour échapper aux insensés, vient l’histoire des gens de Saba. « Il y avait pour Saba un signe dans leurs demeures : deux jardins, l’un à droite et l’autre à gauche. “Mangez des dons de votre Seigneur et rendez-Lui grâce ; le pays est beau et le Seigneur est clément.” Mais ils se détournèrent ; alors Nous envoyâmes contre eux le flot d’Iram. Telle fut Notre rétribution pour leur ingratitude. »¹ Les gens de Saba étaient tous insensés et causèrent leur propre destruction par leur ingratitude envers Dieu. L’un avait une vue perçante, et pourtant était aveugle ; un autre avait l’ouïe fine, et pourtant était sourd ; un troisième était nu, et pourtant portait une longue robe. L’avarice ne voit pas ses propres défauts, mais voit ceux des autres ; le sourd à l’ouïe fine entend la mort approcher les autres, mais non lui-même ; et l’homme nu vêtu d’une longue robe est celui qui craint les voleurs, bien qu’il n’ait rien à perdre. En fait, tous ces gens de Saba étaient affligés de folies et d’illusions de ce genre, et ne rendaient pas grâce à Dieu pour les bienfaits dont ils jouissaient. Aussi treize prophètes furent-ils envoyés pour les admonester, mais ils ne tinrent pas compte de leurs avertissements ; les gens de Saba mettaient en doute leur mission divine et exigeaient un miracle en signe. Ils racontèrent aussi aux prophètes la parabole d’un lièvre rusé qui, voulant éloigner un éléphant d’une fontaine, alla le trouver en prétendant être un ambassadeur de la lune.² Les prophètes furent naturellement indignés de voir les gens de Saba détourner ainsi des paraboles pour discréditer leur mission divine, et leur rappelèrent que des hommes méchants avaient de la même manière raillé le prophète Noé, lorsqu’il les avertissait du déluge. Ils démontrèrent longuement comment les gens de Saba avaient mal interprété la parabole du lièvre et de l’éléphant, puis les exhortèrent de nouveau à croire. Mais les gens de Saba persistèrent dans leur rébellion et refusèrent d’accepter les conseils des prophètes. Ils accablèrent les prophètes des arguments des partisans de la contrainte (Jabriyan) et refusèrent de se laisser convaincre de l’inanité de leur raisonnement. Enfin, les prophètes désespérèrent d’eux et les abandonnèrent à leur sort.
Tout le monde ne peut pas employer à bon escient les similitudes et les paraboles dans les choses divines.
La faculté d’employer des similitudes est propre au saint
Que distingue sa connaissance des mystères cachés.
Que savez-vous du mystère caché en toute chose, pour que
Dans votre folie, vous usiez de similitudes de boucle et de joue ?
Moïse prit son bâton pour un bâton, alors qu’il ne l’était pas ;
C’était un serpent, et son mystère fut révélé.
Si un saint tel que lui ne connaissait pas le mystère d’un bâton,
Que savez-vous du mystère du piège et des grains ?
Quand l’œil d’un Moïse se trompa sur une similitude,
Comment une souris présomptueuse pourrait-elle la comprendre ?
Vos similitudes se changent en serpents
Pour vous mettre en pièces de leurs mâchoires.
Telle fut la parabole dont usa Iblis le maudit,
Et Dieu le maudit jusqu’au jour du Jugement.
La faculté d’employer des similitudes est propre au saint
Que distingue sa connaissance des mystères cachés.
Que savez-vous du mystère caché en toute chose, pour que
Dans votre folie, vous usiez de similitudes de boucle et de joue ?
Moïse prit son bâton pour un bâton, alors qu’il ne l’était pas ;
C’était un serpent, et son mystère fut révélé.
Si un saint tel que lui ne connaissait pas le mystère d’un bâton,
Que savez-vous du mystère du piège et des grains ?
Quand l’œil d’un Moïse se trompa sur une similitude,
Comment une souris présomptueuse pourrait-elle la comprendre ?
Vos similitudes se changent en serpents
Pour vous mettre en pièces de leurs mâchoires.
Telle fut la parabole dont usa Iblis le maudit,
Et Dieu le maudit jusqu’au jour du Jugement.
Une telle parabole, Coré l’employa dans son argumentation,
Et fut englouti dans la terre avec ses richesses.
Sachez que de telles paraboles sont des corbeaux et des hiboux,
Par lesquels cent foyers sont anéantis.
Quand Noé construisait l’arche dans le désert,
Cent faiseurs de paraboles l’assaillirent de leurs railleries,
Disant : « Dans le désert, où il n’y a ni eau ni puits,
Il construit un bateau ! Quelle folie d’ignorant est-ce là ! »
Les arguments des Jabriens, c’est-à-dire des fatalistes ou des partisans de la contrainte.
Les hommes de Saba dirent : « Ô prédicateurs, assez !
Ce que vous dites suffit, s’il y a ici des gens sensés.
Dieu a mis un “sceau sur nos cœurs”,
Et nul homme ne peut vaincre le Créateur.
Ce grand Peintre nous a peints ainsi ;
Son œuvre ne saurait être changée par l’argumentation.
Continuez éternellement à dire à une pierre de devenir un rubis,
Continuez éternellement à dire au vieillard de redevenir jeune !
Dites à la terre de prendre la qualité de l’eau,
Et fut englouti dans la terre avec ses richesses.
Sachez que de telles paraboles sont des corbeaux et des hiboux,
Par lesquels cent foyers sont anéantis.
Quand Noé construisait l’arche dans le désert,
Cent faiseurs de paraboles l’assaillirent de leurs railleries,
Disant : « Dans le désert, où il n’y a ni eau ni puits,
Il construit un bateau ! Quelle folie d’ignorant est-ce là ! »
Les arguments des Jabriens, c’est-à-dire des fatalistes ou des partisans de la contrainte.
Les hommes de Saba dirent : « Ô prédicateurs, assez !
Ce que vous dites suffit, s’il y a ici des gens sensés.
Dieu a mis un “sceau sur nos cœurs”,
Et nul homme ne peut vaincre le Créateur.
Ce grand Peintre nous a peints ainsi ;
Son œuvre ne saurait être changée par l’argumentation.
Continuez éternellement à dire à une pierre de devenir un rubis,
Continuez éternellement à dire au vieillard de redevenir jeune !
Dites à la terre de prendre la qualité de l’eau,
Ordonne à l’eau de devenir miel ou lait !
Dieu est le Créateur du ciel et de ceux qui l’habitent ;
Il l’est aussi de l’eau et de la terre, et de ceux qui les habitent ;
Au ciel, Il a donné ses révolutions et sa pureté,
À la terre, son aspect sombre et son apparence.
Le ciel peut-il vouloir devenir comme de la lie ?
La terre peut-elle vouloir prendre la limpidité du vin pur ?
Cette Personne a assigné « à chacun son lot.
La montagne peut-elle, par ses efforts, devenir comme l’herbe ? »
Les prophètes répondirent : « En vérité, Dieu a créé
En vous certaines qualités que vous ne pouvez changer ;
Mais Il a créé d’autres qualités accidentelles,
Qui, étant répréhensibles, peuvent être améliorées.
Ordonne à la pierre de devenir or : c’est impossible ;
Ordonne au cuivre de devenir or : c’est possible.
Ordonne au sable de fleurir comme une rose : il ne le peut ;
Ordonne à la poussière de se changer en boue : cela est dans ses capacités.
Dieu a envoyé certaines douleurs pour lesquelles il n’est aucun remède,
Dieu est le Créateur du ciel et de ceux qui l’habitent ;
Il l’est aussi de l’eau et de la terre, et de ceux qui les habitent ;
Au ciel, Il a donné ses révolutions et sa pureté,
À la terre, son aspect sombre et son apparence.
Le ciel peut-il vouloir devenir comme de la lie ?
La terre peut-elle vouloir prendre la limpidité du vin pur ?
Cette Personne a assigné « à chacun son lot.
La montagne peut-elle, par ses efforts, devenir comme l’herbe ? »
Les prophètes répondirent : « En vérité, Dieu a créé
En vous certaines qualités que vous ne pouvez changer ;
Mais Il a créé d’autres qualités accidentelles,
Qui, étant répréhensibles, peuvent être améliorées.
Ordonne à la pierre de devenir or : c’est impossible ;
Ordonne au cuivre de devenir or : c’est possible.
Ordonne au sable de fleurir comme une rose : il ne le peut ;
Ordonne à la poussière de se changer en boue : cela est dans ses capacités.
Dieu a envoyé certaines douleurs pour lesquelles il n’est aucun remède,
Telles, par exemple, la claudication, la perte du nez et la cécité.
Dieu a envoyé d’autres douleurs auxquelles Il existe des remèdes,
Comme la bouche de travers et le mal de tête.
Dieu a ordonné ces remèdes par Sa miséricorde ;
Les employer dans la douleur et l’angoisse n’est pas vain.
Bien plus, la plupart des douleurs peuvent être guéries ;
Quand vous cherchez ces remèdes avec ardeur, vous les trouvez.
Les hommes de Saba répondirent : « Ô hommes, nos douleurs
Ne sont pas du genre de celles qui admettent une guérison.
Vous proférez depuis longtemps ces présages et ces avertissements,
Mais nos chaînes n’en deviennent que plus lourdes à chaque instant.
Si notre maladie admettait un remède,
Vos incantations l’auraient certainement déjà atténuée.
Quand le corps est obstrué, l’eau n’atteint pas le foie,
Même si l’on boit l’océan, elle passe ailleurs.
Alors, bien sûr, les mains et les pieds s’enflent d’hydropisie,
Et pourtant cette boisson n’étanche pas sa soif. »
Dieu a envoyé d’autres douleurs auxquelles Il existe des remèdes,
Comme la bouche de travers et le mal de tête.
Dieu a ordonné ces remèdes par Sa miséricorde ;
Les employer dans la douleur et l’angoisse n’est pas vain.
Bien plus, la plupart des douleurs peuvent être guéries ;
Quand vous cherchez ces remèdes avec ardeur, vous les trouvez.
Les hommes de Saba répondirent : « Ô hommes, nos douleurs
Ne sont pas du genre de celles qui admettent une guérison.
Vous proférez depuis longtemps ces présages et ces avertissements,
Mais nos chaînes n’en deviennent que plus lourdes à chaque instant.
Si notre maladie admettait un remède,
Vos incantations l’auraient certainement déjà atténuée.
Quand le corps est obstrué, l’eau n’atteint pas le foie,
Même si l’on boit l’océan, elle passe ailleurs.
Alors, bien sûr, les mains et les pieds s’enflent d’hydropisie,
Et pourtant cette boisson n’étanche pas sa soif. »
Les prophètes répondirent : « Désespérer est une erreur,
La miséricorde et la grâce de Dieu sont sans limites.
On ne doit pas désespérer de la grâce d’un tel Bienfaiteur,
On doit s’accrocher aux courroies de l’étrier de Dieu.
Ah ! nombreuses sont les épreuves qui, d’abord, sont difficiles,
Mais qui, ensuite, s’apaisent et perdent leur rudesse.
Souvent, l’espoir succède au désespoir,
Bien des fois, le soleil succède à l’obscurité.
Nous admettons que vous êtes accablés comme sous des pierres,
_ Et que vos oreilles et vos cœurs sont verrouillés.
Aucune de nos conditions n’est tout à fait comme nous le souhaitons,
Notre devoir est de nous soumettre et d’obéir.
Dieu nous a imposé cette servitude ;
Nous ne parlons pas ici de notre propre autorité.
Nous jouissons de la vie à condition d’accomplir Sa volonté ;
S’Il nous l’ordonne, nous semons notre grain sur le sable.
L’âme du prophète ne se soucie que de Dieu,
Elle n’a que faire d’approuver ou de désapprouver Ses œuvres. »
La miséricorde et la grâce de Dieu sont sans limites.
On ne doit pas désespérer de la grâce d’un tel Bienfaiteur,
On doit s’accrocher aux courroies de l’étrier de Dieu.
Ah ! nombreuses sont les épreuves qui, d’abord, sont difficiles,
Mais qui, ensuite, s’apaisent et perdent leur rudesse.
Souvent, l’espoir succède au désespoir,
Bien des fois, le soleil succède à l’obscurité.
Nous admettons que vous êtes accablés comme sous des pierres,
_ Et que vos oreilles et vos cœurs sont verrouillés.
Aucune de nos conditions n’est tout à fait comme nous le souhaitons,
Notre devoir est de nous soumettre et d’obéir.
Dieu nous a imposé cette servitude ;
Nous ne parlons pas ici de notre propre autorité.
Nous jouissons de la vie à condition d’accomplir Sa volonté ;
S’Il nous l’ordonne, nous semons notre grain sur le sable.
L’âme du prophète ne se soucie que de Dieu,
Elle n’a que faire d’approuver ou de désapprouver Ses œuvres. »
Les hommes de Saba répondirent : « Si vous-mêmes êtes heureux,
Vous nous rendez malheureux, vous nous agacez et nous troublez.
Nos âmes étaient exemptes de toute inquiétude,
Et vous nous avez plongés dans les soucis et les angoisses.
Le réconfort et l’harmonie dont nous jouissions jusqu’alors
Ont été mis en pièces par vos funestes présages.
Nous étions comme des perroquets grignotant du sucre,
Vous nous avez changés en oiseaux couvant la mort.
De tous côtés, des récits qui inspirent l’inquiétude,
De tous côtés, des sons qui éveillent les craintes :
De tous côtés dans le monde, un funeste présage,
De tous côtés, de mauvais augures menaçant de châtiment :
Voilà le poids de vos paraboles et de vos présages,
Voilà le sens de vos récits qui inspirent l’effroi. »
Les prophètes répondirent : « Nos funestes présages
Sont confirmés par l’état de vos âmes.
Supposons que vous dormiez en un lieu dangereux,
Et que des serpents s’approchent pour vous mordre la tête,
Un ami bienveillant vous avertira du danger,
Vous nous rendez malheureux, vous nous agacez et nous troublez.
Nos âmes étaient exemptes de toute inquiétude,
Et vous nous avez plongés dans les soucis et les angoisses.
Le réconfort et l’harmonie dont nous jouissions jusqu’alors
Ont été mis en pièces par vos funestes présages.
Nous étions comme des perroquets grignotant du sucre,
Vous nous avez changés en oiseaux couvant la mort.
De tous côtés, des récits qui inspirent l’inquiétude,
De tous côtés, des sons qui éveillent les craintes :
De tous côtés dans le monde, un funeste présage,
De tous côtés, de mauvais augures menaçant de châtiment :
Voilà le poids de vos paraboles et de vos présages,
Voilà le sens de vos récits qui inspirent l’effroi. »
Les prophètes répondirent : « Nos funestes présages
Sont confirmés par l’état de vos âmes.
Supposons que vous dormiez en un lieu dangereux,
Et que des serpents s’approchent pour vous mordre la tête,
Un ami bienveillant vous avertira du danger,
En disant : « Lève-toi, de peur que le serpent ne te dévore ! »
Tu réponds : « Pourquoi proférez-vous de funestes présages ? »
Il répond : « Quel présage ? Lève-toi et vois par toi-même !
Par ce funeste présage, je te réveille
Et te délivre du danger pour te conduire chez toi. »
Comme un prophète, il t’avertit d’un danger caché,
Car un prophète voit ce que les gens du monde ne peuvent voir. »
La miséricorde incline les bons à la dévotion, mais la vengeance, les méchants.
Si tu fais du bien à un homme généreux, c’est juste,
Car pour chaque bienfait, il t’en rendra sept cents.
Quand tu traites un homme vil avec mépris et outrage,
Il devient sincèrement ton esclave.
Les infidèles, lorsqu’ils jouissent de la prospérité, font le mal ;
Quand ils sont en enfer, ils s’écrient : « Ô notre Seigneur ! »
Car les hommes vils sont purifiés lorsqu’ils souffrent du mal,
Et, lorsqu’ils jouissent de la prospérité, ils font le mal.
C’est pourquoi l’enfer est la mosquée où ils se dévouent,
Tu réponds : « Pourquoi proférez-vous de funestes présages ? »
Il répond : « Quel présage ? Lève-toi et vois par toi-même !
Par ce funeste présage, je te réveille
Et te délivre du danger pour te conduire chez toi. »
Comme un prophète, il t’avertit d’un danger caché,
Car un prophète voit ce que les gens du monde ne peuvent voir. »
La miséricorde incline les bons à la dévotion, mais la vengeance, les méchants.
Si tu fais du bien à un homme généreux, c’est juste,
Car pour chaque bienfait, il t’en rendra sept cents.
Quand tu traites un homme vil avec mépris et outrage,
Il devient sincèrement ton esclave.
Les infidèles, lorsqu’ils jouissent de la prospérité, font le mal ;
Quand ils sont en enfer, ils s’écrient : « Ô notre Seigneur ! »
Car les hommes vils sont purifiés lorsqu’ils souffrent du mal,
Et, lorsqu’ils jouissent de la prospérité, ils font le mal.
C’est pourquoi l’enfer est la mosquée où ils se dévouent,
Comme le piège est le lien des oiseaux sauvages,
la prison est l’ermitage du voleur malfaisant,
car, lorsqu’il s’y trouve, il ne cesse d’implorer Dieu.
Or, si l’homme a été créé, c’est pour adorer Dieu ;
l’Enfer est assigné comme lieu de culte aux orgueilleux.
L’homme a le pouvoir d’accomplir toutes sortes d’actions,
mais adorer Dieu est le principal objet de son existence.
Lisez le texte : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » 6
L’unique objet du monde est d’adorer Dieu.
Bien que le but d’un livre soit d’enseigner un art,
si vous en faites un coussin, il remplit aussi cet usage.
Pourtant, son but principal n’est pas de servir de coussin,
mais de transmettre un savoir et un enseignement utile.
Si vous utilisez une épée comme piquet de tente,
vous préférez son usage inférieur à son meilleur usage.
la prison est l’ermitage du voleur malfaisant,
car, lorsqu’il s’y trouve, il ne cesse d’implorer Dieu.
Or, si l’homme a été créé, c’est pour adorer Dieu ;
l’Enfer est assigné comme lieu de culte aux orgueilleux.
L’homme a le pouvoir d’accomplir toutes sortes d’actions,
mais adorer Dieu est le principal objet de son existence.
Lisez le texte : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » 6
L’unique objet du monde est d’adorer Dieu.
Bien que le but d’un livre soit d’enseigner un art,
si vous en faites un coussin, il remplit aussi cet usage.
Pourtant, son but principal n’est pas de servir de coussin,
mais de transmettre un savoir et un enseignement utile.
Si vous utilisez une épée comme piquet de tente,
vous préférez son usage inférieur à son meilleur usage.
Bien que l’objet de l’existence de tous les hommes soit la sagesse,
Chacun a pourtant un lieu de culte différent.
Le lieu de culte des nobles est la noblesse,
Celui des vils est l’abaissement.
Frappe les vils pour leur faire baisser la tête.
Donne aux nobles, pour qu’ils te le rendent au centuple.
Puisque les vils sont méchants et arrogants,
L’enfer et l’humiliation sont pour eux la « petite porte ».
En vérité, Dieu a créé deux lieux d’adoration :
L’enfer pour les vils, et une félicité accrue pour les nobles.
Ainsi Moïse fit une petite porte à Jérusalem,
Pour obliger les Israélites à baisser la tête en y entrant.
La discussion se poursuit et s’illustre par des anecdotes : celle du soufi qui préférait une table sans nourriture, car il recherchait sans cesse le « non-être » ; celle de la vision qu’eut Jacob de Joseph ; et celle d’un esclave pieux qui obtint de son maître la permission de prier dans une mosquée, mais y demeura si longtemps que les portes furent fermées, si bien qu’il ne pouvait sortir, ni son maître entrer. Les prophètes finirent par désespérer de pouvoir faire impression sur les incroyants, mais se rappelèrent ce passage : « Lorsque les Apôtres eurent enfin perdu tout espoir et crurent qu’on les tenait pour des menteurs, notre secours leur parvint, et Nous délivrâmes ceux que Nous voulions ; mais notre vengeance ne fut pas détournée des méchants. »
Chacun a pourtant un lieu de culte différent.
Le lieu de culte des nobles est la noblesse,
Celui des vils est l’abaissement.
Frappe les vils pour leur faire baisser la tête.
Donne aux nobles, pour qu’ils te le rendent au centuple.
Puisque les vils sont méchants et arrogants,
L’enfer et l’humiliation sont pour eux la « petite porte ».
En vérité, Dieu a créé deux lieux d’adoration :
L’enfer pour les vils, et une félicité accrue pour les nobles.
Ainsi Moïse fit une petite porte à Jérusalem,
Pour obliger les Israélites à baisser la tête en y entrant.
La discussion se poursuit et s’illustre par des anecdotes : celle du soufi qui préférait une table sans nourriture, car il recherchait sans cesse le « non-être » ; celle de la vision qu’eut Jacob de Joseph ; et celle d’un esclave pieux qui obtint de son maître la permission de prier dans une mosquée, mais y demeura si longtemps que les portes furent fermées, si bien qu’il ne pouvait sortir, ni son maître entrer. Les prophètes finirent par désespérer de pouvoir faire impression sur les incroyants, mais se rappelèrent ce passage : « Lorsque les Apôtres eurent enfin perdu tout espoir et crurent qu’on les tenait pour des menteurs, notre secours leur parvint, et Nous délivrâmes ceux que Nous voulions ; mais notre vengeance ne fut pas détournée des méchants. »
Le désespoir des prophètes.
Les prophètes dirent : « Combien de temps, dans notre bienveillance,
Donnerons-nous de bons conseils à celui-ci et à celui-là ?
Combien de temps frapperons-nous en vain le fer froid ?
Combien de temps gaspillerons-nous notre souffle à souffler dans un treillis ?
Les hommes sont mus par le décret de Dieu et Son ordonnance immuable,
Comme les dents acérées sont causées par la chaleur du ventre.
C’est l’Âme primordiale qui domine l’Âme seconde ;
Le poisson commence à sentir mauvais par la tête, non par la queue.
Pourtant, prends conseil et garde ta monture droite comme une flèche ;
Quand Dieu dit : “Proclame”, nous devons obéir.
Ô hommes, vous ne savez pas à quel parti vous appartenez ;
Efforcez-vous donc jusqu’à ce que vous découvriez qui vous êtes.
Quand vous chargez des marchandises sur un navire,
Vous le faites en espérant que le voyage sera favorable ;
Vous ne savez pas lequel des deux événements vous attend,
Si vous vous noierez ou si vous arriverez sains et saufs à terre. »
Les prophètes dirent : « Combien de temps, dans notre bienveillance,
Donnerons-nous de bons conseils à celui-ci et à celui-là ?
Combien de temps frapperons-nous en vain le fer froid ?
Combien de temps gaspillerons-nous notre souffle à souffler dans un treillis ?
Les hommes sont mus par le décret de Dieu et Son ordonnance immuable,
Comme les dents acérées sont causées par la chaleur du ventre.
C’est l’Âme primordiale qui domine l’Âme seconde ;
Le poisson commence à sentir mauvais par la tête, non par la queue.
Pourtant, prends conseil et garde ta monture droite comme une flèche ;
Quand Dieu dit : “Proclame”, nous devons obéir.
Ô hommes, vous ne savez pas à quel parti vous appartenez ;
Efforcez-vous donc jusqu’à ce que vous découvriez qui vous êtes.
Quand vous chargez des marchandises sur un navire,
Vous le faites en espérant que le voyage sera favorable ;
Vous ne savez pas lequel des deux événements vous attend,
Si vous vous noierez ou si vous arriverez sains et saufs à terre. »
Si tu dis : « Tant que je ne sais pas quel sera mon sort,
je ne mettrai pas le pied sur le navire ;
Serai-je noyé pendant la traversée ou en réchapperai-je ?
Révèle-moi à quelle catégorie j’appartiendrai.
Je n’entreprendrai pas le voyage au hasard,
dans le seul espoir d’atteindre le rivage, comme les autres. »
Alors tu ne feras aucun commerce,
car le secret de ces deux événements demeure toujours caché.
La lampe du cœur, qui est un marchand timoré,
ne gagne ni ne perd dans ses entreprises.
Au contraire, elle perd, car elle est privée de tout gain ;
c’est la lampe qui prend feu qui acquiert de la lumière.
Puisque toute chose dépend de la probabilité,
la religion en dépend plus que toute autre, car elle te permet de trouver la délivrance.
En ce monde, on ne peut frapper à la porte
qu’en espérant, et Dieu sait ce qui est le meilleur.
je ne mettrai pas le pied sur le navire ;
Serai-je noyé pendant la traversée ou en réchapperai-je ?
Révèle-moi à quelle catégorie j’appartiendrai.
Je n’entreprendrai pas le voyage au hasard,
dans le seul espoir d’atteindre le rivage, comme les autres. »
Alors tu ne feras aucun commerce,
car le secret de ces deux événements demeure toujours caché.
La lampe du cœur, qui est un marchand timoré,
ne gagne ni ne perd dans ses entreprises.
Au contraire, elle perd, car elle est privée de tout gain ;
c’est la lampe qui prend feu qui acquiert de la lumière.
Puisque toute chose dépend de la probabilité,
la religion en dépend plus que toute autre, car elle te permet de trouver la délivrance.
En ce monde, on ne peut frapper à la porte
qu’en espérant, et Dieu sait ce qui est le meilleur.
La probabilité guide la vie, dans la religion comme dans les affaires courantes. « La religion repose sur l’espoir et la crainte. »
La fin ultime du commerce est l’espoir ou la probabilité,
qui fait que les marchands se tuent au travail.
Quand le marchand se rend à sa boutique le matin,
il le fait dans l’espoir et avec la probabilité de gagner son pain.
Si vous n’espérez pas gagner votre pain, pourquoi y aller ?
Il y a la crainte de la perte, puisque vous n’êtes pas fort.
Mais cette crainte de perdre tout dans votre commerce
ne s’affaiblit-elle pas au fil de vos efforts ?
Vous dites : « Bien que la crainte de la perte soit devant moi,
je crains pourtant davantage de rester oisif.
J’ai meilleur espoir en faisant des efforts ;
ma crainte s’accroît si je reste oisif. »
Pourquoi donc, ô cœur pusillanime, dans les affaires de la religion,
êtes-vous paralysé par la crainte de la perte ?
Ne voyez-vous pas comment les marchands sur notre marché de la vie…
La fin ultime du commerce est l’espoir ou la probabilité,
qui fait que les marchands se tuent au travail.
Quand le marchand se rend à sa boutique le matin,
il le fait dans l’espoir et avec la probabilité de gagner son pain.
Si vous n’espérez pas gagner votre pain, pourquoi y aller ?
Il y a la crainte de la perte, puisque vous n’êtes pas fort.
Mais cette crainte de perdre tout dans votre commerce
ne s’affaiblit-elle pas au fil de vos efforts ?
Vous dites : « Bien que la crainte de la perte soit devant moi,
je crains pourtant davantage de rester oisif.
J’ai meilleur espoir en faisant des efforts ;
ma crainte s’accroît si je reste oisif. »
Pourquoi donc, ô cœur pusillanime, dans les affaires de la religion,
êtes-vous paralysé par la crainte de la perte ?
Ne voyez-vous pas comment les marchands sur notre marché de la vie…
De grands profits, pour les apôtres comme pour les saints ?
Quelle mine de richesses les attend lorsqu’ils la quitteront,
puisqu’ils réalisent de tels profits dès ici-bas !
Le feu est pour eux doux comme un vêtement de coton,
l’océan les porte doucement, tel un porteur ;
le fer est dans leurs mains aussi malléable que la cire,
les vents sont leurs esclaves dociles.
NOTES :
Quelle mine de richesses les attend lorsqu’ils la quitteront,
puisqu’ils réalisent de tels profits dès ici-bas !
Le feu est pour eux doux comme un vêtement de coton,
l’océan les porte doucement, tel un porteur ;
le fer est dans leurs mains aussi malléable que la cire,
les vents sont leurs esclaves dociles.
NOTES :