‘Ali, le « Lion de Dieu », était un jour engagé dans un combat contre un chef magien. Au milieu de la lutte, le magien lui cracha au visage. Au lieu de se venger de lui, ‘Ali laissa aussitôt tomber son épée, à la grande stupéfaction du magien. Comme celui-ci lui demandait la raison d’une telle clémence, ‘Ali lui expliqua que le « Lion de Dieu » ne prenait pas de vies pour satisfaire sa propre vengeance, mais uniquement pour accomplir la volonté de Dieu ; et que, lorsqu’il voyait une juste raison de le faire, il retenait sa main, même au cœur du combat, et épargnait l’ennemi. Le Prophète, poursuivit ‘Ali, l’avait informé depuis longtemps qu’il mourrait de la main de son propre écuyer (Ibn Maljun). Celui-ci avait souvent supplié ‘Ali de le tuer, afin de lui éviter de commettre ce grand crime ; mais ‘Ali dit qu’il avait toujours refusé, car la mort lui était aussi douce que la vie et qu’il ne ressentait aucune colère envers son assassin prédestiné, qui n’était que l’instrument du dessein éternel de Dieu. En entendant le discours d’‘Ali, le chef magien fut si profondément touché qu’il embrassa l’islam avec toute sa famille, soit cinquante personnes au total.
Comment le Prophète murmura à l’oreille du serviteur chargé de tenir l’étrier de ‘Ali
qu’un jour il assassinerait son maître.
« Le Prophète murmura à l’oreille de mon serviteur
Qu’un jour il me trancherait la tête.
Le Prophète m’avertit aussi, par inspiration, moi, Son ami,
Que la main de mon serviteur causerait ma mort.
Mon serviteur s’écria : “Ô, tue-moi d’abord,
Afin que je ne devienne pas coupable d’un si grave péché !”
Je répondis : “Puisque ma mort doit venir de toi,
Comment pourrais-je m’opposer au décret fatal ?”
Il tomba à mes pieds et s’écria : “Ô maître plein de grâce,
Pour l’amour de Dieu, fends maintenant mon corps en deux,
Afin qu’un tel acte mauvais ne soit pas accompli par moi,
Et que mon âme ne brûle pas d’angoisse pour son bien-aimé.”
Je répondis : “Ce que la plume de Dieu a écrit, elle l’a écrit ;
En présence de ce qui est écrit, le savoir est confondu ;
Mon âme n’éprouve aucune colère contre toi, »
qu’un jour il assassinerait son maître.
« Le Prophète murmura à l’oreille de mon serviteur
Qu’un jour il me trancherait la tête.
Le Prophète m’avertit aussi, par inspiration, moi, Son ami,
Que la main de mon serviteur causerait ma mort.
Mon serviteur s’écria : “Ô, tue-moi d’abord,
Afin que je ne devienne pas coupable d’un si grave péché !”
Je répondis : “Puisque ma mort doit venir de toi,
Comment pourrais-je m’opposer au décret fatal ?”
Il tomba à mes pieds et s’écria : “Ô maître plein de grâce,
Pour l’amour de Dieu, fends maintenant mon corps en deux,
Afin qu’un tel acte mauvais ne soit pas accompli par moi,
Et que mon âme ne brûle pas d’angoisse pour son bien-aimé.”
Je répondis : “Ce que la plume de Dieu a écrit, elle l’a écrit ;
En présence de ce qui est écrit, le savoir est confondu ;
Mon âme n’éprouve aucune colère contre toi, »
Car je ne t’attribue pas cet acte ;
Tu es l’instrument de Dieu. La main de Dieu est l’agent.
Comment pourrais-je blâmer ou prendre en aversion l’instrument de Dieu ? »
Il dit : « S’il en est ainsi, pourquoi y a-t-il une rétribution ? »
Je répondis : « Cela vient de Dieu, et c’est le secret de Dieu ;
S’Il manifeste Son mécontentement envers Ses propres actes,
De Son mécontentement, Il fait naître un paradis ;
Il éprouve du mécontentement envers Ses propres actes,
Car Il est un Dieu de vengeance autant que de miséricorde.
Dans cette cité des événements, Il est le Seigneur,
Dans ce royaume, Il est le Roi qui ordonne tous les événements.
S’Il écrase Ses propres instruments,
Il rend beaux à Ses yeux ceux qu’Il a écrasés.
Sache le grand mystère de “tous les versets que Nous abrogeons,
Ou faisons oublier, Nous en apportons de meilleurs en remplacement”.
Toute loi que Dieu abroge, Il en fait une mauvaise herbe,
Et à sa place, Il fait éclore une rose.
Ainsi, la nuit annule les affaires du jour,
Tu es l’instrument de Dieu. La main de Dieu est l’agent.
Comment pourrais-je blâmer ou prendre en aversion l’instrument de Dieu ? »
Il dit : « S’il en est ainsi, pourquoi y a-t-il une rétribution ? »
Je répondis : « Cela vient de Dieu, et c’est le secret de Dieu ;
S’Il manifeste Son mécontentement envers Ses propres actes,
De Son mécontentement, Il fait naître un paradis ;
Il éprouve du mécontentement envers Ses propres actes,
Car Il est un Dieu de vengeance autant que de miséricorde.
Dans cette cité des événements, Il est le Seigneur,
Dans ce royaume, Il est le Roi qui ordonne tous les événements.
S’Il écrase Ses propres instruments,
Il rend beaux à Ses yeux ceux qu’Il a écrasés.
Sache le grand mystère de “tous les versets que Nous abrogeons,
Ou faisons oublier, Nous en apportons de meilleurs en remplacement”.
Toute loi que Dieu abroge, Il en fait une mauvaise herbe,
Et à sa place, Il fait éclore une rose.
Ainsi, la nuit annule les affaires du jour,
Quand la raison qui éclaire nos esprits devient inerte.
De nouveau, la nuit est dissipée par la lumière du jour,
Et la raison inerte est ravivée par ses rayons.
Bien que l’obscurité engendre ce sommeil et ce calme,
L’« eau de vie » ne se trouve-t-elle pas dans l’obscurité ?
Les esprits ne sont-ils pas régénérés dans cette même obscurité ?
Ce silence n’est-il pas la saison des voix célestes ?
Car les contraires engendrent les contraires,
C’est de l’obscurité que fut créée la lumière.
Les guerres du Prophète ont apporté la paix présente,
La paix de ces derniers jours est le fruit de ces guerres.
Ce conquérant des cœurs trancha mille têtes,
Afin que les têtes de son peuple reposent en paix. »
Le reproche de Dieu à Adam pour avoir méprisé Iblis.
À quiconque reçoit l’ordre de Dieu,
Il faut frapper de son épée jusqu’à son propre enfant.
Crains donc, et n’injurie pas les méchants,
Car les méchants sont impuissants devant les commandements de Dieu.
En présence des commandements de Dieu, incline la nuque de l’orgueil.
De nouveau, la nuit est dissipée par la lumière du jour,
Et la raison inerte est ravivée par ses rayons.
Bien que l’obscurité engendre ce sommeil et ce calme,
L’« eau de vie » ne se trouve-t-elle pas dans l’obscurité ?
Les esprits ne sont-ils pas régénérés dans cette même obscurité ?
Ce silence n’est-il pas la saison des voix célestes ?
Car les contraires engendrent les contraires,
C’est de l’obscurité que fut créée la lumière.
Les guerres du Prophète ont apporté la paix présente,
La paix de ces derniers jours est le fruit de ces guerres.
Ce conquérant des cœurs trancha mille têtes,
Afin que les têtes de son peuple reposent en paix. »
Le reproche de Dieu à Adam pour avoir méprisé Iblis.
À quiconque reçoit l’ordre de Dieu,
Il faut frapper de son épée jusqu’à son propre enfant.
Crains donc, et n’injurie pas les méchants,
Car les méchants sont impuissants devant les commandements de Dieu.
En présence des commandements de Dieu, incline la nuque de l’orgueil.
Ne te moque pas et ne blâme même pas ceux qui s’égarent !
Un jour, Adam jeta un regard de mépris et de dédain
Sur Iblis, songeant au misérable qu’il était.
Il se sentit important et fier de lui-même,
Et sourit aux actes d’Iblis le maudit.
Dieu Tout-Puissant lui cria : « Ô être pur,
Tu ignores entièrement les mystères cachés.
Si je devais divulguer les fautes des malheureux,
J’arracherais les montagnes à leurs fondations,
Et révélerais les secrets de cent Adams,
Et convertirais cent nouveaux Iblis en musulmans. »
Adam répondit : « Je me repens de mes regards méprisants ;
De telles pensées arrogantes ne seront plus miennes.
Ô Seigneur, pardonne cette imprudence à Ton serviteur ;
Je me repens ; ne me châtie pas pour ces paroles ! »
Ô Toi qui aides ceux qui implorent Ton aide, guide-nous,
Car le savoir et la richesse n’offrent aucune sécurité ;
« Ne détourne pas nos cœurs après nous avoir guidés. »
Un jour, Adam jeta un regard de mépris et de dédain
Sur Iblis, songeant au misérable qu’il était.
Il se sentit important et fier de lui-même,
Et sourit aux actes d’Iblis le maudit.
Dieu Tout-Puissant lui cria : « Ô être pur,
Tu ignores entièrement les mystères cachés.
Si je devais divulguer les fautes des malheureux,
J’arracherais les montagnes à leurs fondations,
Et révélerais les secrets de cent Adams,
Et convertirais cent nouveaux Iblis en musulmans. »
Adam répondit : « Je me repens de mes regards méprisants ;
De telles pensées arrogantes ne seront plus miennes.
Ô Seigneur, pardonne cette imprudence à Ton serviteur ;
Je me repens ; ne me châtie pas pour ces paroles ! »
Ô Toi qui aides ceux qui implorent Ton aide, guide-nous,
Car le savoir et la richesse n’offrent aucune sécurité ;
« Ne détourne pas nos cœurs après nous avoir guidés. »
Et détourne le mal que la « Plume » a inscrit.
Écarte de nos âmes le mal inscrit dans nos destins,
Ne nous repousse pas loin des tables de la pureté !
Ô Dieu, Ta grâce est l’objet véritable de notre désir ;
Te donner des associés ne convient pas.
Rien n’est plus amer que d’être séparé de Toi,
Sans Ton abri, il n’y a que perplexité.
Nos biens terrestres nous ravissent nos biens célestes,
Notre corps déchire le vêtement de notre âme.
Nos mains, pour ainsi dire, s’en prennent à nos pieds ;
Sans nous en remettre à Toi, comment pourrions-nous vivre ?
Et si l’âme échappe à ces grands périls,
Elle devient captive, victime des malheurs et des craintes,
Car lorsque l’âme n’est pas unie au Bien-Aimé,
Elle demeure à jamais aveugle et obscurcie par elle-même.
Si Tu ne nous montres pas le chemin, notre vie est perdue ;
Tiens pour morte une vie qui se passe sans Toi !
Écarte de nos âmes le mal inscrit dans nos destins,
Ne nous repousse pas loin des tables de la pureté !
Ô Dieu, Ta grâce est l’objet véritable de notre désir ;
Te donner des associés ne convient pas.
Rien n’est plus amer que d’être séparé de Toi,
Sans Ton abri, il n’y a que perplexité.
Nos biens terrestres nous ravissent nos biens célestes,
Notre corps déchire le vêtement de notre âme.
Nos mains, pour ainsi dire, s’en prennent à nos pieds ;
Sans nous en remettre à Toi, comment pourrions-nous vivre ?
Et si l’âme échappe à ces grands périls,
Elle devient captive, victime des malheurs et des craintes,
Car lorsque l’âme n’est pas unie au Bien-Aimé,
Elle demeure à jamais aveugle et obscurcie par elle-même.
Si Tu ne nous montres pas le chemin, notre vie est perdue ;
Tiens pour morte une vie qui se passe sans Toi !
Si Tu trouves à redire à Tes serviteurs,
En vérité, Tu en as le droit, ô Bienheureux !
Si Tu devais déclarer obscurs le soleil et la lune,
Si Tu devais dire que le cyprès droit est courbé,
Si Tu devais déclarer vil le plus haut des cieux,
Ou pauvres les riches mines et les océans,
Tout cela est vrai au regard de Ta perfection !
À Toi appartiennent la souveraineté, la gloire et la richesse !
Car Tu es exempt de défaut et de non-être,
Tu donnes l’existence aux choses qui n’existent pas, et de nouveau
Tu les réduis au non-être.
NOTES :
En vérité, Tu en as le droit, ô Bienheureux !
Si Tu devais déclarer obscurs le soleil et la lune,
Si Tu devais dire que le cyprès droit est courbé,
Si Tu devais déclarer vil le plus haut des cieux,
Ou pauvres les riches mines et les océans,
Tout cela est vrai au regard de Ta perfection !
À Toi appartiennent la souveraineté, la gloire et la richesse !
Car Tu es exempt de défaut et de non-être,
Tu donnes l’existence aux choses qui n’existent pas, et de nouveau
Tu les réduis au non-être.
NOTES :