Un vieil ami vint présenter ses hommages à Joseph et, après quelques remarques sur la mauvaise conduite de ses frères, Joseph lui demanda quel présent il avait apporté pour lui témoigner son respect. Son ami répondit qu’il avait longtemps réfléchi au cadeau qui conviendrait le mieux, et qu’il avait finalement choisi un miroir ; il le sortit alors de sa poche et l’offrit à Joseph, le priant en même temps d’y admirer la beauté de son propre visage.
Le défaut et le non-être, miroir où se reflète
l’Être parfait absolu 1.
Il tira de son côté un miroir.
C’est du miroir que la Beauté s’occupe.
Puisque le non-être est le miroir de l’Être,
si tu es sage, choisis le non-être (l’abnégation de soi).
L’Être peut se manifester dans ce non-être ;
les riches font étalage de leur générosité envers les pauvres.
L’affamé est le miroir limpide du pain,
Le défaut et le non-être, miroir où se reflète
l’Être parfait absolu 1.
Il tira de son côté un miroir.
C’est du miroir que la Beauté s’occupe.
Puisque le non-être est le miroir de l’Être,
si tu es sage, choisis le non-être (l’abnégation de soi).
L’Être peut se manifester dans ce non-être ;
les riches font étalage de leur générosité envers les pauvres.
L’affamé est le miroir limpide du pain,
L’amadou est le miroir du silex et de l’acier.
Le non-être et le défaut, partout où ils se trouvent,
Sont les miroirs de la Beauté de tous les êtres.
Car le non-être est une essence pure et filtrée,
Dans laquelle tous ces êtres sont infusés.
Quand un bon tailleur confectionne un vêtement,
C’est là une preuve de son art.
Les bûches de bois ne prendraient pas la forme voulue
Si le charpentier ne concevait le plan et les détails.
Le rebouteux habile à remettre les os en place se rend
Là où se trouve le patient à la jambe cassée.
S’il n’y avait ni malades ni infirmes,
Comment l’excellence de son art pourrait-elle se voir ?
Si le vil cuivre impur n’était pas mêlé,
Comment l’alchimiste pourrait-il montrer son savoir-faire ?
Les défauts sont les miroirs des attributs de la Beauté,
L’inférieur est le miroir du Très-Haut et Glorieux,
Car un contraire révèle son contraire,
Comme l’aigreur du vinaigre révèle la douceur du miel.
Le non-être et le défaut, partout où ils se trouvent,
Sont les miroirs de la Beauté de tous les êtres.
Car le non-être est une essence pure et filtrée,
Dans laquelle tous ces êtres sont infusés.
Quand un bon tailleur confectionne un vêtement,
C’est là une preuve de son art.
Les bûches de bois ne prendraient pas la forme voulue
Si le charpentier ne concevait le plan et les détails.
Le rebouteux habile à remettre les os en place se rend
Là où se trouve le patient à la jambe cassée.
S’il n’y avait ni malades ni infirmes,
Comment l’excellence de son art pourrait-elle se voir ?
Si le vil cuivre impur n’était pas mêlé,
Comment l’alchimiste pourrait-il montrer son savoir-faire ?
Les défauts sont les miroirs des attributs de la Beauté,
L’inférieur est le miroir du Très-Haut et Glorieux,
Car un contraire révèle son contraire,
Comme l’aigreur du vinaigre révèle la douceur du miel.
Quiconque reconnaît et avoue ses propres défauts
s’empresse d’avancer sur la voie qui mène à la perfection !
Mais il ne progresse pas vers le Tout-Puissant,
celui qui se croit parfait.
Aucune maladie n’est pire que de se croire parfait :
elle peut infecter ton âme, ô arrogant égaré !
Verse des larmes de sang de tes yeux et de ton cœur,
afin que cette satisfaction de soi soit chassée.
La faute d’Iblis fut de dire : « Je suis meilleur que lui »,
et cette même faiblesse se tapit dans l’âme de toutes les créatures.
NOTES :
s’empresse d’avancer sur la voie qui mène à la perfection !
Mais il ne progresse pas vers le Tout-Puissant,
celui qui se croit parfait.
Aucune maladie n’est pire que de se croire parfait :
elle peut infecter ton âme, ô arrogant égaré !
Verse des larmes de sang de tes yeux et de ton cœur,
afin que cette satisfaction de soi soit chassée.
La faute d’Iblis fut de dire : « Je suis meilleur que lui »,
et cette même faiblesse se tapit dans l’âme de toutes les créatures.
NOTES :