Un lion emmena avec lui un loup et un renard pour une partie de chasse, et réussit à capturer un bœuf sauvage, un bouquetin et un lièvre. Il ordonna ensuite au loup de partager le butin. Le loup proposa d’attribuer le bœuf au lion, le bouquetin à lui-même et le lièvre au renard. Le lion entra dans une grande colère contre le loup, parce qu’il avait osé parler de « moi » et de « toi », de « ma part » et de « ta part », alors que tout appartenait de droit au lion, et il tua le loup d’un seul coup de patte. Puis, se tournant vers le renard, il lui ordonna de faire le partage. Rendu prudent par le sort du loup, le renard répondit que tout le butin devait revenir au lion. Le lion, ravi de son abnégation, lui donna tout, en disant : « Tu n’es plus un renard, mais moi-même. »
Tant que l’homme ne détruit pas le « moi », il n’est pas un véritable ami de Dieu.
Un jour, un homme vint frapper à la porte de son ami.
Son ami dit : « Qui es-tu, ô fidèle ? »
Il répondit : « C’est moi. » L’autre répliqua : « Tu n’entreras pas.
Il n’y a pas de place pour le “cru” à mon festin de mets bien cuits.
Rien, sinon le feu de la séparation et de l’absence,
Ne peut cuire l’homme encore cru et le délivrer de l’hypocrisie !
Puisque ton “moi” ne t’a pas encore quitté,
Il te faut brûler dans les flammes ardentes. »
Le pauvre homme s’en alla et, durant une année entière,
Voyagea, brûlant de chagrin à cause de l’absence de son ami.
Son cœur brûla jusqu’à être cuit ; alors il revint
Et s’approcha de la maison de son ami.
Il frappa à la porte, dans la peur et le tremblement,
De crainte qu’un mot imprudent ne lui échappât.
Son ami cria : « Qui est là, à la porte ? »
Un jour, un homme vint frapper à la porte de son ami.
Son ami dit : « Qui es-tu, ô fidèle ? »
Il répondit : « C’est moi. » L’autre répliqua : « Tu n’entreras pas.
Il n’y a pas de place pour le “cru” à mon festin de mets bien cuits.
Rien, sinon le feu de la séparation et de l’absence,
Ne peut cuire l’homme encore cru et le délivrer de l’hypocrisie !
Puisque ton “moi” ne t’a pas encore quitté,
Il te faut brûler dans les flammes ardentes. »
Le pauvre homme s’en alla et, durant une année entière,
Voyagea, brûlant de chagrin à cause de l’absence de son ami.
Son cœur brûla jusqu’à être cuit ; alors il revint
Et s’approcha de la maison de son ami.
Il frappa à la porte, dans la peur et le tremblement,
De crainte qu’un mot imprudent ne lui échappât.
Son ami cria : « Qui est là, à la porte ? »
Il répondit : « C’est Toi qui es à la porte, ô Bien-Aimé ! »
L’ami dit : « Puisque c’est moi, laisse-moi entrer,
Il n’y a pas de place pour deux “moi” dans une seule maison. »
L’ami dit : « Puisque c’est moi, laisse-moi entrer,
Il n’y a pas de place pour deux “moi” dans une seule maison. »