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Extrait
Et peu à peu je rentrais dans mes premières pensées sur Votre servante, et me rappelant son pieux amour pour Vous, et pour moi cette tendresse prévenante et sainte qui tout à coup me manquait, je goûtai la douceur de pleurer en Votre présence sur elle et pour elle, sur moi et pour moi. Et je donnai congé à mes pleurs, jusqu’alors retenus, de couler à loisir; et soulevé sur ce lit de larmes, mon cœur trouva du repos, entendu de Vous seul, et non pas d’un homme, juge superbe de ma douleur.
Source Confessions, livre neuvième, chapitre XII, §3 · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon saint Augustin, qui vient de perdre sa mère, sainte Monique, les larmes longtemps retenues deviennent douces quand on les laisse couler devant Dieu : son cœur y trouve le repos, car Dieu entend sans juger. Aujourd’hui, si une peine ou un deuil pèse sur toi, accorde-toi un moment pour la déposer devant Dieu, sans te retenir ; et si quelqu’un pleure près de toi, écoute-le sans le juger.
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