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Leçon 10
Leçon 10

Mes pensées ne signifient rien.

Cette idée s’applique à toutes les pensées dont vous êtes conscient, ou dont vous devenez conscient durant les périodes de pratique. La raison pour laquelle cette idée s’applique à toutes est qu’elles ne sont pas vos véritables pensées. Nous avons déjà fait cette distinction, et nous la referons encore. Vous n’avez pas encore de base de comparaison. Quand vous l’aurez, vous n’aurez aucun doute que ce que vous croyiez autrefois être vos pensées ne signifiait rien.


C’est la deuxième fois que nous utilisons ce genre d’idée. La forme est seulement légèrement différente. Cette fois, l’idée est introduite par « Mes pensées » au lieu de « Ces pensées », et aucun lien n’est explicitement établi avec les choses autour de vous. L’accent est maintenant mis sur le manque de réalité de ce que vous pensez penser.


Cet aspect du processus de correction a commencé avec l’idée que les pensées dont vous êtes conscient sont sans signification, extérieures plutôt qu’intérieures ; puis a souligné leur état passé plutôt que leur état présent. Maintenant, nous insistons sur le fait que la présence de ces « pensées » signifie que vous n’êtes pas en train de penser. C’est simplement une autre façon de répéter notre affirmation précédente que votre esprit est en réalité un vide. Reconnaître cela, c’est reconnaître le néant quand vous croyez le voir. En tant que tel, c’est la condition préalable à la vision.


Fermez les yeux pour ces exercices, et commencez en répétant lentement l’idée du jour pour vous-même.

Puis ajoutez :


Cette idée m’aidera à me libérer de tout ce que je crois maintenant.


Les exercices consistent, comme auparavant, à parcourir votre esprit à la recherche de toutes les pensées qui sont accessibles à vous, sans sélection ni jugement. Essayez d’éviter toute forme de classification. En fait, si vous trouvez cela utile, vous pourriez imaginer que vous regardez une procession bizarrement composée qui passe devant vous, et qui a peu ou pas de signification personnelle pour vous.


À chaque fois qu’une pensée traverse votre esprit, dites :

Cette pensée à propos de _ ne signifie rien.

Cette pensée à propos de _ ne sign signifie rien.


L’’idée du jour peut évidemment servir pour toute pensée qui vous cause de la détresse à n’importe quel moment. En outre, cinq périodes de pratique sont recommandées, chacune impliquant pas plus d’une minute ou environ de recherche mentale. Il n’est pas recommandé d’étendre cette durée, et elle devrait être réduite à une demi-minute ou même moins si vous ressentez un malaise. Rappelez-vous, cependant, de répéter lentement l’idée avant de l’appliquer spécifiquement, et d’ajouter aussi :


Cette idée m’aidera à me libérer de tout ce que je crois maintenant.

✨ Résumé & mise en application

Le silence derrière le bruit des pensées.

La leçon 10 revient sur une idée déjà abordée mais avec une nuance importante. La leçon 4 disait « Ces pensées ne signifient rien » en parlant des pensées en général. Aujourd'hui, tu passes au « Mes pensées ne signifient rien ». Le passage du démonstratif au possessif est crucial. Il ne s'agit plus de pensées lointaines et abstraites, mais de tes pensées, celles avec lesquelles tu t'identifies. Le cours te dit que tout ce que tu penses penser n'est pas tes pensées réelles. Quand tu en auras la base de comparaison, tu ne douteras plus.

L'exercice se fait les yeux fermés. Tu commences en répétant très lentement l'idée du jour, puis tu ajoutes: « Cette idée aidera à me délivrer de tout ce que je crois maintenant. » Ensuite, tu recherches dans ton esprit toutes les pensées qui te sont accessibles, sans sélection ni jugement. Le cours te suggère d'imaginer que tu regardes passer une procession bizarrement disparate qui n'a que peu ou pas de signification pour toi. Le point essentiel est que la présence de ces « pensées » signifie que tu ne penses pas. Ton esprit est réellement vide.

Cette leçon est la répétition approfondie d'un thème essentiel. La leçon 4 l'avait introduit, la leçon 10 le consolide. Entre les deux, les leçons 5 à 9 ont exploré les contrariétés, le passé et le présent. Maintenant, après ce détour, tu reviens à la nature même de tes pensées avec une compréhension enrichie. Les leçons suivantes (11-15) pourront s'appuyer sur cette base solide pour explorer comment tes pensées créent le monde que tu vois. C'est un mouvement en spirale qui approfondit sans cesse.

Pour aujourd'hui, ferme les yeux et répète lentement l'idée. Puis laisse tes pensées défiler sans les retenir ni les juger. Pour chacune, souviens-toi qu'elle ne signifie rien. Imagine-les comme une procession défilant devant toi. Tu n'es pas tes pensées. Tu es celui qui les regarde passer.

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