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Taoïsme
Leçon 53

Maintenant quand je découpe, je n’ai plus en esprit que le Principe.

Extrait

Tout mon art, répondit le boucher, consiste à n’envisager que le Principe du découpage. Quand je débutai, je pensais au bœuf. Après trois ans d’exercice, je commençai à oublier l’objet. Maintenant quand je découpe, je n’ai plus en esprit que le Principe. Mes sens n’agissent plus ; seule ma volonté est active. Suivant les lignes naturelles du bœuf, mon couteau pénètre et divise, tranchant les chairs molles, contournant les os, faisant sa besogne comme naturellement et sans effort.

Source Tchoang-tzeu, chapitre 3, A-B · 📖 Lire le passage complet

✨ À méditer aujourd’hui

Selon Tchouang-tseu, ce cuisinier (ici appelé boucher) découpe un bœuf sans effort parce qu’il ne force jamais : il ne pense plus qu’au Principe et suit les lignes naturelles, laissant son couteau trouver les passages. Aujourd’hui, face à une tâche difficile, cherche le chemin naturel au lieu de forcer, et avance là où les choses s’ouvrent d’elles-mêmes.

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