Si tu me demandes la longue histoire
De la boucle du Bien-Aimé,
Je ne peux répondre, car elle recèle un mystère
Que seuls les véritables amants comprennent ;
Et eux, rendus fous par sa beauté,
Sont retenus captifs comme par une chaîne d’or.
J’ai parlé trop ouvertement de cette forme gracieuse,
Mais l’extrémité de la boucle m’a dit d’en cacher la
gloire,
Afin que le chemin qui y mène soit tortueux,
Sinueux et difficile.
Cette boucle enchaîne le cœur des amants
Et emporte leurs âmes çà et là
Dans la mer du désir. Cent mille cœurs
Sont étroitement liés ; hélas, pas un seul n’échappe !
Il ne resterait pas un seul infidèle au monde
S’il pouvait voir les boucles noires
se balancer sur le côté ;
et il ne resterait pas sur terre une seule âme fidèle
si elles demeuraient toujours à leur place.
Supposons qu’elles soient rasées… Peu importe,
le jour s’allongerait et la nuit disparaîtrait.
Comme l’araignée tend ses toiles pour prendre au piège,
Ainsi le Bien-Aimé, dans sa fantaisie,
Écarte ses boucles de Son visage.
Vois Ses mains dépouiller la caravane de la Raison
Et la lier étroitement par des nœuds.
Jamais cette boucle ne se repose,
Et cette mer de l’être ne diminue pas d’une seule goutte.
De la boucle du Bien-Aimé,
Je ne peux répondre, car elle recèle un mystère
Que seuls les véritables amants comprennent ;
Et eux, rendus fous par sa beauté,
Sont retenus captifs comme par une chaîne d’or.
J’ai parlé trop ouvertement de cette forme gracieuse,
Mais l’extrémité de la boucle m’a dit d’en cacher la
gloire,
Afin que le chemin qui y mène soit tortueux,
Sinueux et difficile.
Cette boucle enchaîne le cœur des amants
Et emporte leurs âmes çà et là
Dans la mer du désir. Cent mille cœurs
Sont étroitement liés ; hélas, pas un seul n’échappe !
Il ne resterait pas un seul infidèle au monde
S’il pouvait voir les boucles noires
se balancer sur le côté ;
et il ne resterait pas sur terre une seule âme fidèle
si elles demeuraient toujours à leur place.
Supposons qu’elles soient rasées… Peu importe,
le jour s’allongerait et la nuit disparaîtrait.
Comme l’araignée tend ses toiles pour prendre au piège,
Ainsi le Bien-Aimé, dans sa fantaisie,
Écarte ses boucles de Son visage.
Vois Ses mains dépouiller la caravane de la Raison
Et la lier étroitement par des nœuds.
Jamais cette boucle ne se repose,
Et cette mer de l’être ne diminue pas d’une seule goutte.