As-tu oublié, lorsque ton regard dérobé
Se tourna vers moi, quand sur mon visage heureux
Ton amour s’inscrivait clairement, accroissant
Toute joie ? Ou lorsque mon cruel opprobre
(As-tu oublié ?) fit naître dans tes yeux un reproche,
Et te fit garder à distance tes douces lèvres rouges,
Dotées, comme le souffle de Jésus, d’un pouvoir guérisseur ?
As-tu oublié comment les nuits glorieuses
Passaient à toute vitesse, la coupe de l’aube débordante ?
Mon amour et moi seuls, Dieu nous favorisant !
Et quand elle reposait, telle une lune décroissante,
Et que le sommeil avait tiré son bonnet sur son front,
As-tu oublié ? Le croissant de lune du ciel inclinait
la tête et, à son service, parcourait le ciel !
As-tu oublié, quand, étranger
à l’intérieur des portes de la taverne et ivre de vin,
J’y trouvai la sagesse ardente de l’Amour, cachée,
Que nul, même aujourd’hui, ne discerne dans la mosquée ?
Le rubis du gobelet (as-tu oublié ?)
Éclata de rire, et la parole fusa,
Vive et brûlante, entre tes lèvres de rubis et les miennes !
As-tu oublié quand le cher flambeau de ta joue
Alluma en moi le phare du désir,
Et quand mon cœur, tel un papillon insensé qui se brûle
Les ailes et revient pourtant, se tourna tout entier vers toi ?
Dans la salle des festins de la Bonne Réputation
(As-tu oublié ?), le vin lui-même pressa ma demande
Et emplit le matin d’une joyeuse ivresse !
As-tu oublié quand tu disposas avec soin
les gemmes brutes de la pensée la plus intime de Hafiz,
Et qu’à tes côtés, avec une douce sollicitude, tu enfilas le brillant
chapelet de vers, l’un après l’autre — as-tu oublié ?
Se tourna vers moi, quand sur mon visage heureux
Ton amour s’inscrivait clairement, accroissant
Toute joie ? Ou lorsque mon cruel opprobre
(As-tu oublié ?) fit naître dans tes yeux un reproche,
Et te fit garder à distance tes douces lèvres rouges,
Dotées, comme le souffle de Jésus, d’un pouvoir guérisseur ?
As-tu oublié comment les nuits glorieuses
Passaient à toute vitesse, la coupe de l’aube débordante ?
Mon amour et moi seuls, Dieu nous favorisant !
Et quand elle reposait, telle une lune décroissante,
Et que le sommeil avait tiré son bonnet sur son front,
As-tu oublié ? Le croissant de lune du ciel inclinait
la tête et, à son service, parcourait le ciel !
As-tu oublié, quand, étranger
à l’intérieur des portes de la taverne et ivre de vin,
J’y trouvai la sagesse ardente de l’Amour, cachée,
Que nul, même aujourd’hui, ne discerne dans la mosquée ?
Le rubis du gobelet (as-tu oublié ?)
Éclata de rire, et la parole fusa,
Vive et brûlante, entre tes lèvres de rubis et les miennes !
As-tu oublié quand le cher flambeau de ta joue
Alluma en moi le phare du désir,
Et quand mon cœur, tel un papillon insensé qui se brûle
Les ailes et revient pourtant, se tourna tout entier vers toi ?
Dans la salle des festins de la Bonne Réputation
(As-tu oublié ?), le vin lui-même pressa ma demande
Et emplit le matin d’une joyeuse ivresse !
As-tu oublié quand tu disposas avec soin
les gemmes brutes de la pensée la plus intime de Hafiz,
Et qu’à tes côtés, avec une douce sollicitude, tu enfilas le brillant
chapelet de vers, l’un après l’autre — as-tu oublié ?