Le sommeil tombe sur tes yeux, lumineux comme des fleurs de narcisse,
Et ce n’est pas en vain !
Le doux éclat de ta chevelure ruisselle aussi —
Ah, pas en vain !
Avant que le lait de tes lèvres fût séché,
Je disais : « Lèvres où réside le sel de l’esprit,
Des douceurs se mêleront à tes railleries,
Et ce ne sera pas en vain ! »
Ta bouche, source où coulent les eaux de la Vie,
Un puits aux bords creusés de fossettes s’ouvre au-dessous,
Et la mort côtoie la vie que connaissent tes amants,
Mais ils le savent en vain !
Que Dieu t’accorde de longs jours heureux !
Vois, ton serviteur ne prie pas pour sa propre vie ;
L’Archer place la flèche de l’amour dans tes sourcils arqués,
Et ne tire pas en vain.
Es-tu accablé de chagrin, rongé
Par la douleur de l’absence, et est-ce là ton lot amer ?
Tes lamentations et tes larmes, ô Cœur,
Ne sont pas en vain !
La nuit dernière, le vent souffla depuis son village
Et parcourut toutes les allées du jardin ;
Ô rose, déchirant en deux la robe de ton sein,
Ce ne fut pas en vain !
Et Hafiz, bien que ton cœur en toi se meure,
Cachant aux regards curieux l’agonie de l’amour,
Ah, tes larmes ne sont pas vaines, tes soupirs ne sont pas vains,
Rien n’est tout à fait vain !
Et ce n’est pas en vain !
Le doux éclat de ta chevelure ruisselle aussi —
Ah, pas en vain !
Avant que le lait de tes lèvres fût séché,
Je disais : « Lèvres où réside le sel de l’esprit,
Des douceurs se mêleront à tes railleries,
Et ce ne sera pas en vain ! »
Ta bouche, source où coulent les eaux de la Vie,
Un puits aux bords creusés de fossettes s’ouvre au-dessous,
Et la mort côtoie la vie que connaissent tes amants,
Mais ils le savent en vain !
Que Dieu t’accorde de longs jours heureux !
Vois, ton serviteur ne prie pas pour sa propre vie ;
L’Archer place la flèche de l’amour dans tes sourcils arqués,
Et ne tire pas en vain.
Es-tu accablé de chagrin, rongé
Par la douleur de l’absence, et est-ce là ton lot amer ?
Tes lamentations et tes larmes, ô Cœur,
Ne sont pas en vain !
La nuit dernière, le vent souffla depuis son village
Et parcourut toutes les allées du jardin ;
Ô rose, déchirant en deux la robe de ton sein,
Ce ne fut pas en vain !
Et Hafiz, bien que ton cœur en toi se meure,
Cachant aux regards curieux l’agonie de l’amour,
Ah, tes larmes ne sont pas vaines, tes soupirs ne sont pas vains,
Rien n’est tout à fait vain !