Islam

Tarjumân al-Ashwâq, Poème 33

Je réponds par diverses notes de douleur à chaque colombe roucoulante perchée sur une branche dans un bosquet.
Elle pleure son compagnon sans verser de larmes, mais de mes paupières s’écoulent à flots les larmes du chagrin.
Je lui dis, quand mes paupières ont versé leurs abondantes larmes en témoignage de mon état intérieur :
« As-tu quelque connaissance de ceux que j’aime, et se sont-ils reposés à midi à l’ombre des branches ? »
1. « Chaque colombe roucoulante », c’est-à-dire les essences spirituelles subtiles qui apparaissent sous les formes du monde intermédiaire.
2. « De mes paupières », etc. : à cause de mon existence corporelle.
4. « Se sont-ils reposés », etc., c’est-à-dire se sont-ils manifestés dans les ombres de cet organisme naturel, afin que je puisse les chercher là ?

Source Ibn Arabî, The Tarjumán al-Ashwáq, trans. R. A. Nicholson (1911), en.wikisource.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire