Ils m’ont laissé à al-Uthayl et à an-Naqá, versant des larmes et se plaignant du feu [qui me consumait].
Que mon père soit le prix de rançon de celui pour qui je me suis consumé d’angoisse ! Que mon père soit le prix de rançon de celui pour qui je suis mort de peur !
Le rouge de la honte sur sa joue est la blancheur de l’aube qui converse avec le rouge du soir.
La patience a levé le camp et le chagrin a dressé ses tentes, et je gémis, prosterné entre les deux.
Qui rassemblera mes pensées dispersées ? Qui soulagera ma douleur ? Conduisez-moi jusqu’à lui ! Qui apaisera mon chagrin ? Qui aidera un amant éperdu ?
Chaque fois que je garde secrets les tourments du désir, mes larmes trahissent la flamme intérieure et les nuits sans sommeil.
Et chaque fois que je dis : « Accorde-moi un regard ! », la réponse est : « Tu n’en es privé que par pitié. »
Un seul regard d’eux ne saurait te suffire. N’était-ce pas seulement l’éclair d’une lueur qui a jailli ?
Je n’oublie pas le moment où le chamelier, désireux de nous séparer et cherchant al-Abraq, les pressa d’avancer.
Les corbeaux de la séparation croassèrent après eux — que Dieu ne protège pas un corbeau qui croasse !
Le corbeau de la séparation n’est autre qu’un chameau qui a emporté les bien-aimés d’un pas rapide et ample.
Que mon père soit le prix de rançon de celui pour qui je me suis consumé d’angoisse ! Que mon père soit le prix de rançon de celui pour qui je suis mort de peur !
Le rouge de la honte sur sa joue est la blancheur de l’aube qui converse avec le rouge du soir.
La patience a levé le camp et le chagrin a dressé ses tentes, et je gémis, prosterné entre les deux.
Qui rassemblera mes pensées dispersées ? Qui soulagera ma douleur ? Conduisez-moi jusqu’à lui ! Qui apaisera mon chagrin ? Qui aidera un amant éperdu ?
Chaque fois que je garde secrets les tourments du désir, mes larmes trahissent la flamme intérieure et les nuits sans sommeil.
Et chaque fois que je dis : « Accorde-moi un regard ! », la réponse est : « Tu n’en es privé que par pitié. »
Un seul regard d’eux ne saurait te suffire. N’était-ce pas seulement l’éclair d’une lueur qui a jailli ?
Je n’oublie pas le moment où le chamelier, désireux de nous séparer et cherchant al-Abraq, les pressa d’avancer.
Les corbeaux de la séparation croassèrent après eux — que Dieu ne protège pas un corbeau qui croasse !
Le corbeau de la séparation n’est autre qu’un chameau qui a emporté les bien-aimés d’un pas rapide et ample.
1. Il se lamente du départ de ses compagnons, c’est-à-dire des êtres spirituels et angéliques qui ne sont soumis à aucune entrave naturelle, tandis que lui demeure prisonnier dans ce corps, occupé à le gouverner et empêché d’errer librement à travers les sphères célestes.
« Al-Uthayl », sa constitution naturelle.
« An-Naqâ », son corps.
2. « Mon père », c’est-à-dire l’Esprit suprême, qui est son véritable père dans le monde supérieur et sa mère phénoménale dans le monde inférieur.
« De celui pour qui j’ai fondu d’angoisse » : il fait allusion au mystère divin contenu dans son cœur.
« De crainte », c’est-à-dire de crainte devant l’éclat de la majesté divine.
6. L’amour qui se révèle est plus fort et plus passionné, car il n’y a rien de bon dans un amour gouverné par la raison.
7. Dieu, dans Sa miséricorde, voile à Ses créatures les splendeurs de Son visage.
8. Plus le Bien-Aimé te regarde, plus ton angoisse s’accroît. La vision n’est possible que dans les moments d’extase.
« Al-Uthayl », sa constitution naturelle.
« An-Naqâ », son corps.
2. « Mon père », c’est-à-dire l’Esprit suprême, qui est son véritable père dans le monde supérieur et sa mère phénoménale dans le monde inférieur.
« De celui pour qui j’ai fondu d’angoisse » : il fait allusion au mystère divin contenu dans son cœur.
« De crainte », c’est-à-dire de crainte devant l’éclat de la majesté divine.
6. L’amour qui se révèle est plus fort et plus passionné, car il n’y a rien de bon dans un amour gouverné par la raison.
7. Dieu, dans Sa miséricorde, voile à Ses créatures les splendeurs de Son visage.
8. Plus le Bien-Aimé te regarde, plus ton angoisse s’accroît. La vision n’est possible que dans les moments d’extase.
9. « Le chamelier », c’est-à-dire la voix de Dieu qui appelle ces êtres spirituels exaltés à s’élever vers Lui.
« La séparation », c’est-à-dire leur départ du monde phénoménal.
« Al-Abraq », le lieu où Dieu Se manifeste dans Son essence.
10. « Les corbeaux de la séparation », c’est-à-dire les considérations liées à son existence phénoménale, qui l’empêchent de s’élever vers Dieu.
11. « Un chameau », c’est-à-dire que les corbeaux de la séparation sont en réalité les aspirations de l’homme, puisque l’aspiration l’élève et l’unit à l’objet de sa quête.
« La séparation », c’est-à-dire leur départ du monde phénoménal.
« Al-Abraq », le lieu où Dieu Se manifeste dans Son essence.
10. « Les corbeaux de la séparation », c’est-à-dire les considérations liées à son existence phénoménale, qui l’empêchent de s’élever vers Dieu.
11. « Un chameau », c’est-à-dire que les corbeaux de la séparation sont en réalité les aspirations de l’homme, puisque l’aspiration l’élève et l’unit à l’objet de sa quête.