La huppe dit encore : « Un autre fou était tout nu et affamé au milieu du chemin. Or c’était en hiver ; il pleuvait beaucoup, et le pauvre fou fut mouillé par l’eau et par la neige, car il n’avait ni abri ni maison. À la fin il se réfugia dans un palais en ruine. Lorsqu’il eut mis le pied hors du chemin et qu’il fut entré dans ces ruines, une tuile lui tomba sur la tête et lui fendit le crâne, au point que le sang en coula comme un ruisseau. Alors cet homme tourna son visage vers le ciel et dit : « Ne vaudrait-il pas mieux battre le tambour royal plutôt que de frapper ma tête avec une brique ? »
Islam
Mantic uttaïr, Anecdote d’un autre fou spirituel
Source Attar, Mantic uttaïr ou le Langage des oiseaux, trad. Garcin de Tassy (1863), archive.org manticuttaroule00goog (OCR corrigé) · Sommaire