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Extrait
Majnûn porterait volontiers des habits de brocart et de drap d'or ; mais il aime cette peau, au moyen de laquelle il peut plaire à Laïla. J'ai pu apercevoir mon amie sous cette peau de brebis ; comment voudrais-je avoir d'autre vêtement que celui-là ? C'est sous cette peau que mon cœur a eu des nouvelles de l'amour ; et, puisque je ne puis parvenir à l'essence de la chose, cette peau me permet d'en avoir une idée.
Source Mantic uttaïr, Autre anecdote sur Majnûn, §2 · 📖 Lire le passage complet
✨ À méditer aujourd’hui
Selon Attar, Majnûn, le « fou d’amour » de Laylâ dans la poésie arabe et persane, figure de l’amant mystique, préfère une simple peau de brebis à tous les habits d’or, car c’est sous cet humble vêtement, mêlé au troupeau, qu’il a pu apercevoir sa bien-aimée. Aujourd’hui, choisis un geste humble et discret (un service, une attention sans témoin) qui te rapproche de ce que tu aimes le plus, et fais-le sans chercher à paraître.
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