Au-dehors, le monde me rend honneur, mais au-dedans, je ne le mérite pas. C’est pourquoi, ô Seigneur de Pandhari, je suis mal à l’aise ; j’ai honte de le confesser. Les saints voient tous les êtres humains comme des images de Bramha ; ils ne perçoivent pas mes fautes. Tuka dit : je me connais très bien ; je suis exactement celui que j’étais.
par ma famille. Je ne devrais pas en parler, mais
puisque vous m’avez posé la question, je respecte votre
parole, ô saints ! Quand mon père et ma mère eurent
achevé leur parcours, le monde me tourmenta cruellement.
Une famine engloutit mon argent et ternit ma bonne
renommée ; l’une de mes épouses mourut en pleurant
de faim. Je fus accablé de honte et tourmenté par
ce chagrin ; je vis que mon commerce me faisait perdre.
Le temple de Dieu que nous avions était en ruines ; je
résolus de faire ce qui me viendrait à l’esprit. Je commençai
à prêcher et à chanter le onzième jour ; mais, au début,
mon mental n’était pas exercé à cette pratique. J’appris
donc par cœur quelques discours des saints, riche
en ressources et plein de foi en eux. Quand d’autres
chantaient d’abord, je reprenais le refrain, purifiant mon
mental par la foi. Je tenais pour sacrée l’eau dans laquelle
on avait lavé les pieds des saints ; je ne laissais pas la honte
entrer dans mon mental. Je servais les autres quand l’occasion
m’en était donnée, épuisant mon propre corps. Je ne prêtais
aucune attention aux amis qui m’aimaient ; le monde m’était
devenu profondément odieux. J’ordonnai à mon propre
mental de témoigner du vrai et du faux ; je ne prêtais aucune
attention à la voix de la foule. J’honorai l’instruction que
mon maître m’avait donnée en rêve ; je crus fermement au
nom de Dieu. Après cela, l’inspiration poétique s’empara
de moi ; dans mon esprit, j’étreignis les pieds de Vitthoba.
Un coup me frappa : il me fut interdit d’écrire ;
mon esprit en fut donc affligé pendant quelque temps. Mes pages
furent englouties par la rivière ; je m’assis comme un créancier ;
Narayana me réconforta. Je raconterais toute l’histoire,
mais le récit serait long ; il se ferait trop tard,
alors cela suffit pour l’instant. Vous voyez maintenant mon
dessein présent ; Dieu connaît ma voie à venir. Dieu ne
délaisse jamais son adorateur ; j’ai appris qu’Il
est miséricordieux. Tuka dit : voilà tout mon capital ; je
prononce les vers que Panduranga me commande de prononcer.
puisque vous m’avez posé la question, je respecte votre
parole, ô saints ! Quand mon père et ma mère eurent
achevé leur parcours, le monde me tourmenta cruellement.
Une famine engloutit mon argent et ternit ma bonne
renommée ; l’une de mes épouses mourut en pleurant
de faim. Je fus accablé de honte et tourmenté par
ce chagrin ; je vis que mon commerce me faisait perdre.
Le temple de Dieu que nous avions était en ruines ; je
résolus de faire ce qui me viendrait à l’esprit. Je commençai
à prêcher et à chanter le onzième jour ; mais, au début,
mon mental n’était pas exercé à cette pratique. J’appris
donc par cœur quelques discours des saints, riche
en ressources et plein de foi en eux. Quand d’autres
chantaient d’abord, je reprenais le refrain, purifiant mon
mental par la foi. Je tenais pour sacrée l’eau dans laquelle
on avait lavé les pieds des saints ; je ne laissais pas la honte
entrer dans mon mental. Je servais les autres quand l’occasion
m’en était donnée, épuisant mon propre corps. Je ne prêtais
aucune attention aux amis qui m’aimaient ; le monde m’était
devenu profondément odieux. J’ordonnai à mon propre
mental de témoigner du vrai et du faux ; je ne prêtais aucune
attention à la voix de la foule. J’honorai l’instruction que
mon maître m’avait donnée en rêve ; je crus fermement au
nom de Dieu. Après cela, l’inspiration poétique s’empara
de moi ; dans mon esprit, j’étreignis les pieds de Vitthoba.
Un coup me frappa : il me fut interdit d’écrire ;
mon esprit en fut donc affligé pendant quelque temps. Mes pages
furent englouties par la rivière ; je m’assis comme un créancier ;
Narayana me réconforta. Je raconterais toute l’histoire,
mais le récit serait long ; il se ferait trop tard,
alors cela suffit pour l’instant. Vous voyez maintenant mon
dessein présent ; Dieu connaît ma voie à venir. Dieu ne
délaisse jamais son adorateur ; j’ai appris qu’Il
est miséricordieux. Tuka dit : voilà tout mon capital ; je
prononce les vers que Panduranga me commande de prononcer.