1. Lui, le soleil, sans couleur, qui, par une volonté résolue, au moyen de sa puissance (sakti), produit d’innombrables couleurs, en qui tout ceci se rassemble au commencement et se disperse à la fin — puisse-t-il, le dieu, nous inspirer de bonnes pensées.
2. Cela (le Soi) est en vérité Agni (le feu), c’est Aditya (le soleil), c’est Vayu (le vent), c’est Chandramas (la lune) ; c’est aussi le firmament étoilé, c’est Brahman (Hiranyagarbha), c’est l’eau, c’est Prajapati (Viraj).
3. Tu es femme, tu es homme ; tu es jeune homme, tu es jeune fille ; toi, vieillard, tu avances en titubant, appuyé sur ton bâton ; tu es né le visage tourné de tous côtés.
4. Tu es l’abeille bleu sombre, tu es le perroquet vert aux yeux rouges, tu es le nuage d’orage, les saisons, les mers. Tu es sans commencement, car tu es infini, toi dont naissent tous les mondes.
5. Il est un être non né (femelle), rouge, blanc et noir, uniforme, mais qui produit une descendance multiple. Il est un être non né (mâle) qui l’aime et demeure auprès d’elle ; il en est un autre qui la quitte, tandis qu’elle mange ce qui doit être mangé.
6. Deux oiseaux, amis inséparables, s’attachent au même arbre. L’un d’eux mange le fruit doux, l’autre regarde sans manger.
7. Sur le même arbre, l’homme, accablé de chagrin, demeure plongé dans le trouble, déconcerté par sa propre impuissance (an-îśa). Mais lorsqu’il voit l’autre, le Seigneur (îśa), satisfait, et qu’il connaît sa gloire, alors son chagrin disparaît.
2. Cela (le Soi) est en vérité Agni (le feu), c’est Aditya (le soleil), c’est Vayu (le vent), c’est Chandramas (la lune) ; c’est aussi le firmament étoilé, c’est Brahman (Hiranyagarbha), c’est l’eau, c’est Prajapati (Viraj).
3. Tu es femme, tu es homme ; tu es jeune homme, tu es jeune fille ; toi, vieillard, tu avances en titubant, appuyé sur ton bâton ; tu es né le visage tourné de tous côtés.
4. Tu es l’abeille bleu sombre, tu es le perroquet vert aux yeux rouges, tu es le nuage d’orage, les saisons, les mers. Tu es sans commencement, car tu es infini, toi dont naissent tous les mondes.
5. Il est un être non né (femelle), rouge, blanc et noir, uniforme, mais qui produit une descendance multiple. Il est un être non né (mâle) qui l’aime et demeure auprès d’elle ; il en est un autre qui la quitte, tandis qu’elle mange ce qui doit être mangé.
6. Deux oiseaux, amis inséparables, s’attachent au même arbre. L’un d’eux mange le fruit doux, l’autre regarde sans manger.
7. Sur le même arbre, l’homme, accablé de chagrin, demeure plongé dans le trouble, déconcerté par sa propre impuissance (an-îśa). Mais lorsqu’il voit l’autre, le Seigneur (îśa), satisfait, et qu’il connaît sa gloire, alors son chagrin disparaît.
8. Celui qui ne connaît pas cet être impérissable du Rig-veda, cet éther suprême (Soi) où résident tous les dieux, à quoi le Rig-veda peut-il lui servir ? Seuls ceux qui le connaissent reposent dans la satisfaction.
9. Celui d’où le créateur (mayin) fait surgir tout ceci — les versets sacrés, les offrandes, les sacrifices, les remèdes, le passé, l’avenir et tout ce que déclarent les Védas —, en lui l’autre est lié par cette māyā.
10. Sache donc que Prakriti (la nature) est māyā (l’art), et que le grand Seigneur est le Mayin (créateur) ; le monde entier est rempli de ce qui constitue ses membres.
11. Si un homme l’a discerné, lui qui, étant seul, règne sur chaque germe (cause), en qui tout ceci se rassemble puis se disperse de nouveau, qui est le Seigneur, le dispensateur de bénédictions, le dieu adorable, alors il accède à jamais à cette paix.
12. Lui, créateur et soutien des dieux, Rudra, le grand voyant, le Seigneur de tous, qui vit Hiraṇyagarbha naître, qu’il nous inspire de bonnes pensées.
13. Lui qui est le souverain des dieux, en qui reposent tous les mondes, lui qui règne sur tous les êtres bipèdes et quadrupèdes, à ce dieu, offrons une oblation.
14. Celui qui a connu celui qui est plus subtil que le subtil, au milieu du chaos, créant toutes choses, aux formes multiples, enveloppant seul l’univers entier, le Bienheureux (Śiva), accède à jamais à la paix.
9. Celui d’où le créateur (mayin) fait surgir tout ceci — les versets sacrés, les offrandes, les sacrifices, les remèdes, le passé, l’avenir et tout ce que déclarent les Védas —, en lui l’autre est lié par cette māyā.
10. Sache donc que Prakriti (la nature) est māyā (l’art), et que le grand Seigneur est le Mayin (créateur) ; le monde entier est rempli de ce qui constitue ses membres.
11. Si un homme l’a discerné, lui qui, étant seul, règne sur chaque germe (cause), en qui tout ceci se rassemble puis se disperse de nouveau, qui est le Seigneur, le dispensateur de bénédictions, le dieu adorable, alors il accède à jamais à cette paix.
12. Lui, créateur et soutien des dieux, Rudra, le grand voyant, le Seigneur de tous, qui vit Hiraṇyagarbha naître, qu’il nous inspire de bonnes pensées.
13. Lui qui est le souverain des dieux, en qui reposent tous les mondes, lui qui règne sur tous les êtres bipèdes et quadrupèdes, à ce dieu, offrons une oblation.
14. Celui qui a connu celui qui est plus subtil que le subtil, au milieu du chaos, créant toutes choses, aux formes multiples, enveloppant seul l’univers entier, le Bienheureux (Śiva), accède à jamais à la paix.
15. Lui aussi fut en son temps le gardien de ce monde, le Maître de tout, caché en tous les êtres. En lui sont unis les Brahmarshis et les divinités, et celui qui le connaît tranche les liens de la mort.
16. Celui qui connaît Śiva (le bienheureux), caché en tous les êtres, comme la fine pellicule qui s’élève du beurre clarifié et enveloppe tout à elle seule — celui qui connaît le Dieu est libéré de tous les liens.
17. Ce Dieu, créateur de toutes choses, le grand Soi, qui demeure toujours dans le cœur de l’homme, est perçu par le cœur, l’âme, le mental ; ceux qui Le connaissent deviennent immortels.
18. Lorsque la lumière s’est levée, il n’y a ni jour ni nuit, ni existence ni non-existence ; Śiva (le bienheureux) est seul présent. Telle est la lumière éternelle, adorable, de Savitṛ, et c’est d’elle que procéda l’ancienne sagesse.
19. Nul ne l’a saisi au-dessus, au-delà ou au milieu. Il n’existe aucune image de Celui dont le nom est Grande Gloire.
20. On ne peut voir Sa forme, nul ne Le perçoit par l’œil. Ceux qui, par le cœur et le mental, Le connaissent ainsi demeurant dans le cœur deviennent immortels.
21. « Tu es non né » : à ces mots, quelqu’un s’approche de Toi en tremblant. Ô Rudra, que Ton visage bienveillant me protège à jamais !
22. Ô Rudra ! Ne nous fais pas de mal en nos enfants et en nos descendants, ne nous fais pas de mal dans nos propres vies, ni dans nos vaches, ni dans nos chevaux ! Ne tue pas nos hommes dans ta colère, car, portant des offrandes, nous T’invoquons sans cesse.
16. Celui qui connaît Śiva (le bienheureux), caché en tous les êtres, comme la fine pellicule qui s’élève du beurre clarifié et enveloppe tout à elle seule — celui qui connaît le Dieu est libéré de tous les liens.
17. Ce Dieu, créateur de toutes choses, le grand Soi, qui demeure toujours dans le cœur de l’homme, est perçu par le cœur, l’âme, le mental ; ceux qui Le connaissent deviennent immortels.
18. Lorsque la lumière s’est levée, il n’y a ni jour ni nuit, ni existence ni non-existence ; Śiva (le bienheureux) est seul présent. Telle est la lumière éternelle, adorable, de Savitṛ, et c’est d’elle que procéda l’ancienne sagesse.
19. Nul ne l’a saisi au-dessus, au-delà ou au milieu. Il n’existe aucune image de Celui dont le nom est Grande Gloire.
20. On ne peut voir Sa forme, nul ne Le perçoit par l’œil. Ceux qui, par le cœur et le mental, Le connaissent ainsi demeurant dans le cœur deviennent immortels.
21. « Tu es non né » : à ces mots, quelqu’un s’approche de Toi en tremblant. Ô Rudra, que Ton visage bienveillant me protège à jamais !
22. Ô Rudra ! Ne nous fais pas de mal en nos enfants et en nos descendants, ne nous fais pas de mal dans nos propres vies, ni dans nos vaches, ni dans nos chevaux ! Ne tue pas nos hommes dans ta colère, car, portant des offrandes, nous T’invoquons sans cesse.