Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Uttar-kând, Dohâ 87

Qu’il soit homme, eunuque ou femme, animé ou inanimé, s’il m’adore avec une sincérité totale, de toute son âme, il est mon bien-aimé par excellence.
SofothdZ.
Ô corbeau, je te le dis en vérité : un serviteur fidèle m’est aussi cher que ma propre vie. Souviens-t’en et adore-moi seul, renonçant à tout autre espoir et à toute autre assurance.
Chaupdi.
« Le Temps n’aura aucun pouvoir sur toi, tant que tu te souviendras de m’adorer sans cesse. » Je n’aurais jamais cessé d’écouter le discours ambrosien de mon seigneur ; tout mon corps frissonnait et mon âme se réjouissait grandement. Mon mental et mes oreilles éprouvaient un ravissement qu’il est au-delà du pouvoir de la langue d’exprimer. Mes yeux avaient la félicité de contempler la beauté de mon seigneur, mais comment pourraient-ils la décrire ? Ils n’ont pas de voix. Après m’avoir réjoui par ses multiples exhortations, il se remit à jouer comme un enfant. Les yeux pleins de larmes et la bouche légèrement de travers, il regarda sa mère comme s’il avait grand-faim. À cette vue, elle se leva d’un bond, courut vers lui et lui parla avec tendresse, puis le serra contre son sein ; ensuite, le tenant sur ses genoux, elle le fit téter, tout en chantant les charmants exploits de Râma.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire