Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Lankâ-kând, Dohâ 41

« Râma est l’âme même de la vérité ; Tes courtisans, mon Seigneur, sont accablés par le destin ; je vais maintenant chercher refuge auprès de Raghu-bir ; ne m’en tiens pas rigueur. »
Après que Vibhishan fut parti sur ces paroles, le sort de tous était scellé. Manquer de respect à un saint, Bhavani, entraîne promptement la ruine de l’entreprise la plus florissante. Dès que Vibhishan fut parti, Bavan perdit toute sa gloire et toute sa bonne fortune. Mais Vibhishan se réjouissait en allant à la rencontre de Râma, et nourrissait en Son esprit maintes agréables espérances : « Je vais contempler Ses pieds pareils au lotus, si rosés, si doux, si bienfaisants pour tous ceux qui Les servent ; au contact desquels l’épouse du Rishi fut délivrée de la malédiction et la forêt de Dandaka sanctifiée ; ces pieds que Sita serra contre Son sein, même tandis qu’ils couraient saisir le cerf illusoire ; ces pieds pareils au lotus, dans le cœur de Siva, tel un lac ; que je suis béni de pouvoir maintenant les voir ! »

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire