Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Kishkindhâ-kând, Dohâ 20

Alors Sugriva, accompagné d’Angad et des autres singes, s’avança joyeusement, Lakshman en tête, et arriva devant Rama.
Joignant les mains, il inclina la tête à ses pieds et s’écria : « Mon seigneur, je n’en suis pas responsable. Votre puissance d’illusion, sire, est si grande que seule la faveur de Rama peut la dissiper. Dieux et hommes, saints et rois sont asservis par leurs sens ; et moi, je ne suis qu’une pauvre bête brute, un singe, l’un des animaux les plus lubriques. Celui que la flèche du regard d’une femme ne peut blesser, qui veille durant toute la nuit sombre de la passion furieuse et dont le cou n’a jamais été lié par le licou de la convoitise, celui-là est votre égal, ô Raghupati. C’est une vertu qu’aucune pratique religieuse ne permet d’atteindre ; seule votre grâce permet à quelques-uns, ici et là, d’y parvenir. » Alors Raghupati sourit et dit : « Tu m’es aussi cher que mon propre frère Bharat. À présent, réfléchis et fais de ton mieux pour obtenir des nouvelles de Sita. »

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire