Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Kishkindhâ-kând, Dohâ 11

Lakshman convoqua aussitôt les citoyens et le conseil des Brâhmanes, investit Sugriva de la souveraineté et nomma Angad prince héritier.
Dans le monde, nul ami n’est comparable à Rama, ni guru, ni père, ni mère, ni parent, ni seigneur. Tous les autres dieux, hommes et saints se lient d’amitié par intérêt ; mais le généreux Raghubir, par pure bonté naturelle, fit de Sugriva le roi des singes, alors que celui-ci tremblait jour et nuit de peur de Bali, au point que son visage avait perdu toute couleur et que son cœur était consumé par l’angoisse. Je le sais : tout homme qui abandonne un tel seigneur ne peut manquer de tomber dans les filets du malheur. Rama fit alors appeler Sugriva et lui enseigna tous les principes de l’art de gouverner, puis ajouta : « Écoute, Sugriva, seigneur de la race des singes ; je ne peux entrer dans une ville pendant quatorze ans. La saison chaude vient de s’achever et les pluies ont commencé. J’établirai mon camp dans les collines voisines. Règne en majesté avec Angad ; mais garde toujours à l’esprit mes intérêts. » Sugriva retourna alors au palais, tandis que Rama demeura au camp, sur le mont Pravarshana.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire