« Écoute, Râma ; j’ai usé de ruse envers mon Seigneur ; aujourd’hui, malgré ma faute, j’obtiens, sire, à ma mort, une place au ciel. »
Quand Râma entendit ces paroles si touchantes, il posa les mains sur la tête de Bali : « Je rends la vigueur à ton corps ; garde la vie. » Bali dit : « Écoute, Tout-Miséricordieux ; les saints renaissent encore et encore et peinent toute leur vie, et pourtant, jusqu’au dernier instant, Râma ne s’approche jamais d’eux. Mais lui, l’Éternel, dont le nom permet à Sankara, à Kâsi, d’accorder le ciel à tous sans distinction, s’est manifesté sous une forme visible devant mes propres yeux ; pourrais-je jamais, mon Seigneur, avoir de nouveau une telle chance ?
Il s’est rendu visible à mes yeux, Lui dont les Écritures ne sauraient toutes proclamer les louanges, Lui que les saints atteignent à peine après une profonde contemplation, accompagnée d’une maîtrise laborieuse du souffle, du retrait de l’âme et du contrôle des sens. Voyant que j’étais la victime d’un orgueil excessif, le Seigneur m’a dit de garder mon corps. Mais qui serait assez fou pour vouloir abattre l’arbre du paradis et arroser un acacia sauvage ? Maintenant, mon Seigneur, regarde-moi avec compassion et accorde-moi la faveur que je demande : quelle que soit la matrice où le destin me fera naître, puissé-je toujours nourrir une dévotion particulière pour les pieds de Râma. Ô mon Seigneur, prends mon fils Angad et accorde-lui une prudence, une puissance et une prospérité semblables ; prends-le par la main, ô roi des dieux et des hommes, et fais-en Ton serviteur. »
Quand Râma entendit ces paroles si touchantes, il posa les mains sur la tête de Bali : « Je rends la vigueur à ton corps ; garde la vie. » Bali dit : « Écoute, Tout-Miséricordieux ; les saints renaissent encore et encore et peinent toute leur vie, et pourtant, jusqu’au dernier instant, Râma ne s’approche jamais d’eux. Mais lui, l’Éternel, dont le nom permet à Sankara, à Kâsi, d’accorder le ciel à tous sans distinction, s’est manifesté sous une forme visible devant mes propres yeux ; pourrais-je jamais, mon Seigneur, avoir de nouveau une telle chance ?
Il s’est rendu visible à mes yeux, Lui dont les Écritures ne sauraient toutes proclamer les louanges, Lui que les saints atteignent à peine après une profonde contemplation, accompagnée d’une maîtrise laborieuse du souffle, du retrait de l’âme et du contrôle des sens. Voyant que j’étais la victime d’un orgueil excessif, le Seigneur m’a dit de garder mon corps. Mais qui serait assez fou pour vouloir abattre l’arbre du paradis et arroser un acacia sauvage ? Maintenant, mon Seigneur, regarde-moi avec compassion et accorde-moi la faveur que je demande : quelle que soit la matrice où le destin me fera naître, puissé-je toujours nourrir une dévotion particulière pour les pieds de Râma. Ô mon Seigneur, prends mon fils Angad et accorde-lui une prudence, une puissance et une prospérité semblables ; prends-le par la main, ô roi des dieux et des hommes, et fais-en Ton serviteur. »