Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Ayodhyâ-kând, Dohâ 239

« Ô Rama, rempart de la justice, demeure de la compassion, il est tout naturel que tu parles ainsi : Le peuple est las, qu’il se repose deux jours et jouisse de Ta présence. »
En entendant les paroles de Rama, l’assemblée fut consternée, comme un navire ballotté sur l’océan ; mais lorsqu’elle entendit les paroles auspicieuses du saint, ce fut comme si le vent avait tourné en sa faveur. Aux trois heures prescrites, ils se baignèrent dans le cours d’eau sacré, dont la seule vue détruit une multitude de péchés ; puis, se délectant sans cesse de la vue de l’incarnation de la félicité et se prosternant encore et encore devant Lui, ils Le contemplèrent et se réjouirent. Ensuite, ils allèrent voir la colline et la forêt de Rama, où tout était bon et rien mauvais : les torrents coulant en ruisseaux de nectar ; l’air si doux, frais et parfumé qu’il apaisait toute souffrance du mental ou du corps ; les arbres, les lianes et les herbes d’une variété infinie ; les nombreuses sortes de fruits, de fleurs et de pousses ; les rochers magnifiques et l’ombre agréable sous les arbres : tout rendait la forêt d’une beauté indescriptible.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire