Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Ayodhyâ-kând, Dohâ 235

Raghubar embrassa toutes ses mères et les consola, disant : « Mère, le monde est soumis à Dieu ; il n’y a personne à blâmer. »
Les deux frères baisèrent les pieds de l’épouse de leur guru, ainsi que ceux des dames brahmanes qui l’avaient accompagnée, leur rendant les mêmes honneurs qu’à Ganga et Gauri ; et elles leur donnèrent avec joie leur bénédiction, d’une voix douce. Lorsqu’il embrassa Sumitra, après avoir serré ses pieds, il ressemblait à un mendiant qui vient de recueillir une fortune. Alors les deux frères se jetèrent aux pieds de la reine Kausalya, et tout leur corps fut secoué par l’amour ; leur mère les prit tendrement contre son sein et les baigna de larmes d’affection. Quel poète pourrait décrire la joie et le chagrin mêlés d’un tel instant, pas plus qu’un muet ne pourrait exprimer la douceur qu’il goûte ? Après avoir embrassé leur mère, Rama et son frère prièrent le guru de les accompagner et, sur son ordre, les citoyens traversèrent, admirant le paysage en chemin.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire