Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Ayodhya-kand, Doha 198

Ne sois pas affligé en ton cœur à la pensée de ce que ta mère a fait.
Mon fils, Kaikeyi n’y est pour rien ; c’est Sarasvati qui lui a ravi la raison.
Chaupai
Si tu dis : « Personne ne m’excusera », je te réponds : les sages reconnaissent à la fois l’Écriture et les usages du monde comme autorités ; et ta gloire, mon fils, sera célébrée sans tache, tandis que les Veda et la coutume seront tous deux respectés, car chacun admet que cela est conforme à la coutume comme aux Veda : le trône revient à celui à qui son père le donne. Le roi véridique te fit appeler pour te conférer l’honneur de la souveraineté et les devoirs supérieurs qui l’accompagnent. Le bannissement de Rama est une injustice monstrueuse, dont le monde entier est affligé d’entendre parler ; mais la reine avait perdu la raison sous l’effet du Destin et, finalement, elle s’est repentie du mal qu’elle a fait. Tu n’es coupable en rien ; quiconque affirme le contraire est un misérable vil et ignorant. Si tu avais régné, cela n’aurait pas été un péché, et Rama aurait été heureux de l’apprendre.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire