Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Ayodhyâ-kând, Dohâ 75

« Mais que l’un pèche et qu’un autre en recueille la récompense, les voies de Dieu sont des plus mystérieuses ; qui, dans le monde, est capable de les comprendre ? »
Dans son anxiété de retenir Râma, le roi tenta tous les moyens honnêtes ; mais, voyant qu’il était résolu à partir — lui qui était si juste, si brave et si sage —, il prit Sîtâ contre son cœur et la pressa sur sa poitrine. Puis il lui prodigua les conseils les plus affectueux, lui décrivant toutes les épreuves insupportables de la forêt et lui rappelant le bonheur qu’elle pourrait goûter auprès de ses beaux-parents ou dans la maison de son père. Mais le cœur de Sîtâ était attaché aux pieds de Râma ; ni le foyer ne lui semblait attirant, ni les bois repoussants. Tous les autres aussi l’avertirent, en lui racontant les nombreuses misères du désert. L’épouse du ministre et celle du guru, deux femmes prudentes, la pressèrent affectueusement, d’une voix douce : « Il ne t’a pas envoyée en exil. Tu devrais faire ce que te disent tes parents et ton guru. »

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire