Quoi ! Sîtâ abandonnerait-elle son époux, ou Lakshman resterait-il ici, à la maison ?
Bharat jouirait-il du pouvoir royal, ou le roi survivrait-il sans Râma ?
Réfléchis à cela et chasse la passion de ton cœur ; ne fais pas de toi-même une citadelle de remords et de honte. À tout prix, fais de Bharat le conseiller du roi ; mais pourquoi faut-il que Râma soit exilé dans la forêt ? Râma n’est pas avide de pouvoir royal ; il est vertueux et détourne son cœur des plaisirs sensuels. Qu’il quitte le palais et aille vivre auprès de son guru ; demande cela au roi comme seconde requête. Un fils tel que Râma ne mérite pas l’exil ; que dira-t-on de toi quand on l’apprendra ? Si tu n’acceptes pas ce que je te dis, rien ne réussira entre tes mains. Si ce n’est là qu’une plaisanterie de ta part, parle clairement et fais-le-moi savoir. Lève-toi vite et trouve un moyen d’éviter les remords et la honte à venir.
Trouve un moyen d’éviter les remords et la honte et de sauver ta famille. Hâte-toi d’empêcher Râma de partir dans les bois et ne t’occupe de rien d’autre. De même que le jour sans soleil, le corps sans vie, la nuit sans lune, ainsi (dit Tulsî Dâs) est Avadh sans son seigneur ; je t’en prie, dame, réfléchis à cela.
Bharat jouirait-il du pouvoir royal, ou le roi survivrait-il sans Râma ?
Réfléchis à cela et chasse la passion de ton cœur ; ne fais pas de toi-même une citadelle de remords et de honte. À tout prix, fais de Bharat le conseiller du roi ; mais pourquoi faut-il que Râma soit exilé dans la forêt ? Râma n’est pas avide de pouvoir royal ; il est vertueux et détourne son cœur des plaisirs sensuels. Qu’il quitte le palais et aille vivre auprès de son guru ; demande cela au roi comme seconde requête. Un fils tel que Râma ne mérite pas l’exil ; que dira-t-on de toi quand on l’apprendra ? Si tu n’acceptes pas ce que je te dis, rien ne réussira entre tes mains. Si ce n’est là qu’une plaisanterie de ta part, parle clairement et fais-le-moi savoir. Lève-toi vite et trouve un moyen d’éviter les remords et la honte à venir.
Trouve un moyen d’éviter les remords et la honte et de sauver ta famille. Hâte-toi d’empêcher Râma de partir dans les bois et ne t’occupe de rien d’autre. De même que le jour sans soleil, le corps sans vie, la nuit sans lune, ainsi (dit Tulsî Dâs) est Avadh sans son seigneur ; je t’en prie, dame, réfléchis à cela.
Les conseils que lui donnaient ses amies étaient agréables à entendre et devaient porter leurs fruits ; mais elle n’y prêta aucune attention, ayant été instruite à la scélératesse par la Bossue.
Elle ne répondit pas un mot, mais s’emporta d’une fureur irrépressible, comme une tigresse affamée qui a repéré un cerf. Comprenant que son mal était incurable, elles la quittèrent en disant en s’en allant : « Misérable insensée ! Le destin l’a perdue dans son orgueil ; elle a agi d’une manière dont nul n’avait jamais agi auparavant. » Ainsi, tous les hommes et toutes les femmes de la ville se lamentaient et accablaient la méchante reine d’innombrables injures. Brûlant d’une fièvre intolérable, ils sanglotaient : « Quel espoir de vivre sans Râma ? » Accablés par sa perte, les habitants étaient aussi malheureux que les créatures des profondeurs lorsque l’eau vient à manquer. Tous étaient en grande détresse, hommes comme femmes ; mais le saint Râma se rendit auprès de sa mère, le visage joyeux et l’âme quatre fois plus joyeuse, ne craignant qu’une chose : que le roi ne le retînt.
Elle ne répondit pas un mot, mais s’emporta d’une fureur irrépressible, comme une tigresse affamée qui a repéré un cerf. Comprenant que son mal était incurable, elles la quittèrent en disant en s’en allant : « Misérable insensée ! Le destin l’a perdue dans son orgueil ; elle a agi d’une manière dont nul n’avait jamais agi auparavant. » Ainsi, tous les hommes et toutes les femmes de la ville se lamentaient et accablaient la méchante reine d’innombrables injures. Brûlant d’une fièvre intolérable, ils sanglotaient : « Quel espoir de vivre sans Râma ? » Accablés par sa perte, les habitants étaient aussi malheureux que les créatures des profondeurs lorsque l’eau vient à manquer. Tous étaient en grande détresse, hommes comme femmes ; mais le saint Râma se rendit auprès de sa mère, le visage joyeux et l’âme quatre fois plus joyeuse, ne craignant qu’une chose : que le roi ne le retînt.