Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Ayodhyâ-kând, Dohâ 42

Bien que les paroles de Raghubar fussent aussi directes que possible, la méchante reine leur donna un sens pervers, telle une sangsue qui doit toujours avancer de travers, si limpide que soit l’eau.
Voyant que Rāma était disposé à obtempérer, la reine sourit et dit, avec de grandes démonstrations d’affection feinte : « Je le jure par toi-même et par Bharat, je ne connais aucune autre raison. Il n’y a en toi, mon fils, rien à blâmer, toi qui combles de bonheur tes parents comme ton frère. Tout ce que tu dis, Rāma, est vrai ; tu es dévoué aux volontés de ton père et de ta mère. Adresse donc solennellement des remontrances à ton père, afin qu’il ne s’attire ni péché ni déshonneur dans sa vieillesse. Ayant été béni d’un fils tel que toi, il ne peut décemment mépriser tes conseils. » Ces belles paroles, dans sa bouche mensongère, étaient comme Gayā et les autres lieux saints du Magadha ; mais Rāma accueillit favorablement les paroles de sa mère, tel le Gange qui, dans son cours, reçoit et sanctifie tous les cours d’eau.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire