Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Ayodhyâ-kând, Dohâ 35

À ces paroles funestes, le roi s’écria : « Ce n’est pas ta faute ; mon mauvais destin, telle une illusion démoniaque, s’est emparé de toi et te pousse à parler.
Bharat n’a jamais songé à désirer la dignité royale ; mais, par le décret du destin, un mauvais conseil s’est logé dans ton cœur. Tout cela est le fruit de mes péchés ; je ne peux rien faire ; Dieu est contre moi. Désormais, la belle Avadh refleurira sous le règne de Râma, qui est parfait en tout ; tous ses frères le serviront, et sa gloire s’étendra aux trois mondes de la création ; ta honte et mes remords, même après notre mort, ne seront jamais effacés ni oubliés. À présent, fais ce qui te semble bon ; seulement, reste hors de ma vue et voile ton visage : les mains jointes, je ne te demande qu’une chose : ne me parle plus tant que je vivrai. Toi aussi, tu te repentiras à la fin, ô femme misérable, qui, en visant le tigre, as ainsi abattu la vache. »

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire