Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Ayodhyâ-kând, Dohâ 17

À l’écoute de ces paroles affectueuses, si profondes et si rusées, la reine, qui n’était qu’une femme à l’esprit faible et se trouvait sous l’influence d’une illusion divine, crut véritablement que son ennemie était son amie.
Chaupâi
À maintes reprises, avec douceur, elle l’interrogea, telle une biche ensorcelée par le chant d’une chasseresse. Sa raison vacillait, comme le destin l’avait voulu ; et la servante se réjouit du succès de son stratagème. « Tu me questionnes, mais j’ai peur de répondre, maintenant que tu m’as traitée de semeuse de discorde. » Ainsi parla l’étoile malfaisante d’Avadh, ajustant et façonnant ses paroles de toutes les façons pour gagner la confiance : « Tu as parlé, ô reine, de Sita et de Rama comme de tes amis ; et, à vrai dire, Rama t’aima jadis, mais ces jours sont révolus ; avec le temps, les amis deviennent des ennemis. Le soleil ranime le lotus, mais le réduit en cendres s’il manque d’eau : la reine rivale voudrait t’arracher jusqu’à la racine ; prends soin de ton jardin et entoure-le d’une haie. »

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire