Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Ayodhyâ-kând, Dohâ 15

Mais, se souvenant que les borgnes, les boiteux et les bossus sont toujours vicieux et vils, d’autant plus s’il s’agit en outre de femmes et d’esclaves, la mère de Bharat sourit et ajouta :
« Je ne t’ai donné que de bons conseils et je ne suis pas le moins du monde en colère. Si ce que tu dis est vrai, c’est le meilleur et le plus heureux des jours. Il a toujours été d’usage, dans la lignée solaire, que le fils aîné soit le seigneur et ses frères cadets ses serviteurs. Si Râma doit vraiment être couronné demain, demande-moi, ma fille, ce que tu voudras, et je te le donnerai. Il n’y a aucune différence entre Kausalyâ et les autres mères royales. Râma les aime toutes autant ; en fait, il a pour moi une affection particulière, comme j’ai souvent pu le constater. Si je renais, que Dieu, dans sa bonté, fasse que Râma et Sitâ soient de nouveau mon fils et ma fille ! Râma m’est plus cher que la vie ; pourquoi donc t’inquiéter de son couronnement comme roi ? »

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire