Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Bâl-kând, Dohâ 360

Après s’être baigné avec ses fils, le roi fit appeler les parents de son guru et les régala d’un somptueux banquet jusqu’à ce que cinq heures de la nuit se fussent écoulées.
De charmantes femmes chantèrent des chansons joyeuses, et la nuit fut d’un bonheur exquis. Quand ils se levèrent de leurs sièges, tous reçurent du pān et de belles guirlandes parfumées ; puis, après avoir encore regardé Râma et s’être inclinés, ils obtinrent du roi la permission de se retirer, chacun dans sa demeure. L’amour débordant, le ravissement et la beauté de la cour en cet instant dépassaient ce que cent Sâradas ou Seshnâgs, ou les Veda, Brahma, Mahâdeva ou Ganes, auraient pu décrire : comment pourrais-je donc le raconter, moi qui ne suis qu’un serpent terrestre incapable de soutenir le monde sur ma tête ? Après avoir témoigné à chacun les plus grands honneurs, le roi s’adressa aux reines d’une voix douce : « Les jeunes épousées ne sont encore que des enfants et sont venues dans une maison qui leur est étrangère ; veillez sur elles d’aussi près que la paupière protège l’œil. »

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire