Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Bâl-kând, Dohâ 300

Alors Rāma, joyau de la lignée de Raghu (écoute, ô souverain seigneur), brisa l’arc sans plus d’effort qu’un éléphant n’en déploierait pour rompre la tige d’un lotus.
À cette nouvelle, Paraśurāma accourut, furieux ; après avoir longtemps accablé Rāma de reproches, il lui remit son propre arc pour éprouver sa force, puis se retira humblement dans les bois. Et Rāma n’est pas plus remarquable par sa force incomparable que le glorieux Lakṣmaṇa, à la vue duquel les rois tremblent comme un éléphant devant un jeune lion. Quiconque voit vos deux fils, maître, ne peut plus rien considérer d’autre sur terre. » À ces paroles éloquentes et affectueuses des hérauts, si empreintes d’amour, de grandeur et d’héroïsme, le roi et sa cour furent profondément touchés et commencèrent à leur offrir de riches présents ; mais ils se bouchèrent les oreilles en s’écriant : « Non, non ! » Tous furent charmés de leur intégrité.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire