Ainsi parlait-il à son frère et, l’âme éprise de la beauté de Sita, tel un bourdon qui aspire le miel d’une fleur, il s’enivrait de la grâce de son visage.
Sita regardait anxieusement tout autour d’elle, ne sachant où les princes étaient partis. Partout où se posait son regard de biche, il semblait pleuvoir des lotus étincelants. Ses compagnes lui montrèrent alors, sous l’ombrage des lianes, les deux beaux jeunes hommes, l’un au teint sombre, l’autre au teint clair. À la vue de leur beauté, ses yeux se remplirent de désir et de la joie de qui retrouve un trésor perdu depuis longtemps. Las de contempler les charmes de Rama, ses paupières oublièrent de cligner, et tout son être fut envahi par le désir, comme celui de la perdrix lorsqu’elle aperçoit la lune d’automne. Accueillant Rama dans son cœur par le chemin de la vue, elle referma adroitement sur lui les portes de ses paupières. Quand ses compagnes la virent ainsi subjuguée, elles furent trop embarrassées pour prononcer un mot.
Sita regardait anxieusement tout autour d’elle, ne sachant où les princes étaient partis. Partout où se posait son regard de biche, il semblait pleuvoir des lotus étincelants. Ses compagnes lui montrèrent alors, sous l’ombrage des lianes, les deux beaux jeunes hommes, l’un au teint sombre, l’autre au teint clair. À la vue de leur beauté, ses yeux se remplirent de désir et de la joie de qui retrouve un trésor perdu depuis longtemps. Las de contempler les charmes de Rama, ses paupières oublièrent de cligner, et tout son être fut envahi par le désir, comme celui de la perdrix lorsqu’elle aperçoit la lune d’automne. Accueillant Rama dans son cœur par le chemin de la vue, elle referma adroitement sur lui les portes de ses paupières. Quand ses compagnes la virent ainsi subjuguée, elles furent trop embarrassées pour prononcer un mot.