Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Bâl-kând, Dohâ 227

Bien qu’il se sentît submergé par l’amour, le roi se contint avec discrétion et, inclinant la tête aux pieds du saint, dit d’une voix étouffée, étranglée par l’émotion :
« Dis-moi, mon maître, qui sont ces deux enfants ravissants. Sont-ils la gloire d’une noble famille de saints, ou les remparts d’une lignée royale ? Ou sont-ils la double manifestation de l’Esprit suprême, que les Écritures déclarent ineffable ? Mon mental, d’ordinaire libre de tout attachement au monde, s’épuise à les contempler, comme le chakor à contempler la lune. C’est pourquoi, maître, je te prie de me dire la vérité, sans rien me cacher. Mon amour grandit à mesure que je les regarde, et mon âme est malgré elle détournée de la contemplation divine. »
Le saint dit avec un sourire : « Tu as bien parlé, ô roi ; ta parole est toujours vraie ; il n’est pas un être vivant qui n’aime ces garçons. »
Râma sourit en lui-même en entendant cela. « Ce sont les fils de Dasarath, la gloire de la lignée de Raghu, et le roi me les a envoyés pour m’aider.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire