Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Bâl-kând, Dohâ 7

Le Créateur a fait en sorte que l’univers se compose de choses animées et inanimées, bonnes et mauvaises ; un saint, tel un cygne, prend le lait de la bonté et rejette l’eau sans valeur.
*Le barattage de l’océan est un lieu commun de la poésie hindoue, et les allusions à cet épisode dans le Râmâyana sont innombrables. Avec le mont Mandara pour bâton à baratter, le grand serpent Vâsuki pour corde et Hari lui-même, sous la forme d’une tortue, pour pivot, les dieux et les démons s’unirent pour baratter l’océan de lait. De ses profondeurs furent ainsi tirés la lune ; la vache sacrée, Surabhi ou Kâma-dhenu ; la déesse du vin, Vârunî ; l’arbre du paradis, Pârijâta ou Kalpa-taru ; les nymphes célestes, les Apsarâs ; la déesse de la beauté, Lakshmî ou Srî ; et le médecin des dieux, Dhanvantari. La coupe de nectar que celui-ci tenait à la main fut saisie et bue par les dieux ; quant au poison, qui fut également produit, il fut soit revendiqué par les dieux-serpents, soit avalé par Siva ; de là vient la noirceur de sa gorge, qui lui vaut le nom de Nil-kanth.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire