Hindouisme

Tulsidas, Ramayana, Bâl-kând, Dohâ 6

Les gens de bien aspirent au bien, et les vils à la vilenie ; l’ambroisie est estimée parce qu’elle donne l’immortalité, et le poison parce qu’il cause la mort.
Pourquoi énumérer les défauts et les travers des méchants, et les vertus des gens de bien ? Les uns et les autres sont un océan sans limites et insondable. Ainsi, parfois, la vertu est tenue pour un vice, à tort et faute de discernement. Car Dieu a créé les uns comme les autres, mais c’est le Véda qui les a distingués. Les récits héroïques et les Purânas, tout autant que les Védas, reconnaissent aussi que toute espèce de bien et de mal est une créature du Créateur : la douleur et le plaisir, le péché et le mérite religieux ; la nuit et le jour ; le saint et le pécheur ; les hautes et les basses castes ; les démons et les dieux ; les grands et les petits ; l’ambroisie et la vie ; le poison et la mort ; le monde visible et le Dieu invisible ; la vie et le seigneur de la vie ; les riches et les pauvres ; le mendiant et le roi ; Kâsi et Magadhâ ; le Gange et la Karmnâsâ ; le désert de Mârwâr et la riche plaine de Mâlwâ ; le Brâhmane et le boucher ; le ciel et l’enfer ; la passion sensuelle et l’ascétisme ; les Védas et les Tantras, ainsi que toutes les formes de bien et de mal.

Source The Râmâyana of Tulsi Dâs, trad. F. S. Growse, 1883, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire