Hindouisme

Tukaram, Poème 3651

Un esclave de la luxure s’adressa ainsi à sa femme :
« Pourquoi es-tu toujours si accablée ? Mes parents, mon frère et ma sœur t’agacent ; je les quitterai. Si jamais je revois leur visage, qu’on me tienne pour responsable de ta mort. Demain matin, je me lèverai et les quitterai ; je le ferai assurément, je te le jure. Une fois que je les aurai quittés, je te ferai faire des bracelets ; tu es la compagne de ma vie. Des colliers et des chaînes, tu auras tout cela. Je te procurerai des ornements pour tes cheveux ; ne te fâche pas. Tu auras une belle robe, ornée de paillettes d’or, et un corsage fleuri. » Tuka dit : La vile femme fit de lui un âne ; il s’empressa de satisfaire ses désirs.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire