Hindouisme

Tukaram, Poème 3244

Les cerfs porte-musc portent en eux le parfum du musc ; mais, bien qu’il leur appartienne, ils n’en ont pas conscience. Des hommes fortunés l’achètent à prix d’argent ; mais les cerfs, qui le portent comme un fardeau, sont tués pour lui. L’oiseau chakora étanche sa soif au nectar de la lune ; l’abeille se nourrit de douces senteurs. Les connaisseurs tirent leur savoir d’exemples comme ceux-ci ; de même qu’un joyau est apprécié par l’œil du joaillier. À quoi servirait de le mettre dans la main d’un aveugle ? Il serait perdu, comme le serait une perle, dit Tuka.
Le meilleur des lieux, un spectacle enchanteur, c’est tout endroit où tu te souviens des pieds de Dieu. Que ce soit une forêt ou une maison, un lieu solitaire ou bondé, là, l’esprit est en paix. Béni soit ce temps, véritable flot de joie, consacré à contempler Govinda. Sois assuré, dit Tuka, grâce à Narayana, que c’est un temps de véritable profit, un temps de bonne fortune, un temps de paix.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire