J’ai placé mon capital dans le pouvoir du faux ; mes affaires doivent donc se solder par une perte. Comment alors, de quel visage oserais-je paraître devant Toi ? Je me découvre prisonnier dans le sein maternel. Au contact des bons et des mauvais, je suis teint des couleurs des objets extraits des quatre mines. Les tourments venus de maintes sources m’ont profondément changé ; le cours du temps m’a imprégné de sa teinte. Je ne peux plus défaire les plis qui m’enveloppent pour montrer ce qui est au-dedans. Transforme-moi donc, dit Tuka, en me plaçant près de Toi ; fais de moi un petit vacher, ô Dieu !
Sont-ils peu nombreux, ceux que Tu as sauvés jadis, qui étaient des âmes perdues comme moi ? Tandis que je Te loue, le péché peut-il demeurer en moi ? Quelle force peut-il encore avoir ? Tuka dit : Tu as fait flotter des pierres sur la mer ; je suis aussi lourd qu’elles, ô Dieu !
Sont-ils peu nombreux, ceux que Tu as sauvés jadis, qui étaient des âmes perdues comme moi ? Tandis que je Te loue, le péché peut-il demeurer en moi ? Quelle force peut-il encore avoir ? Tuka dit : Tu as fait flotter des pierres sur la mer ; je suis aussi lourd qu’elles, ô Dieu !