Le dévot de Dieu est cher à Dieu, bien que les autres ne l’aiment pas ; il n’est le parent ni l’ami de personne : il est séparé de tous. Il ne désire rien ; les gens le traitent de fou insensé : quel importun il est pour nous tous ! Personne ne le considère comme sien ; il vit où bon lui semble dans la forêt. Il se baigne le matin et se frotte le corps de cendres ; les gens se moquent de lui quand ils le voient. Il met autour de son cou une guirlande de tulsi et s’assied à l’écart ; les gens disent : « Qu’est-ce que ce misérable ? » Chez lui, sa femme dit : « Quelle putain l’a mis au monde ? » Depuis l’heure de sa naissance, il était séparé de tous les hommes ; Gopala le tient pour un esprit d’élite. Celui qui se révolte contre le monde, dit Tuka, ouvre la voie aux saints.
Hindouisme
Tukaram, Poème 2351
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire