1. Alors Kausalya Âsvalâyana demanda : « Maître, d’où naît ce Prâna (souffle vital) ? Comment entre-t-il dans ce corps ? Et comment demeure-t-il après s’être réparti ? Comment en sort-il ? Comment soutient-il ce qui est à l’extérieur, et comment ce qui est à l’intérieur ? »
2. Il répondit : « Tu poses des questions difficiles, mais tu es très attaché à Brahman ; je vais donc te l’expliquer.
3. Ce Prâna (souffle vital) naît du Soi. Comme l’ombre projetée sur un homme, celui-ci (le prâna) s’étend sur lui (Brahman). C’est par l’action du mental qu’il entre dans ce corps.
4. De même qu’un roi donne des ordres à ses officiers en leur disant : “Gouvernez tel village ou tel autre”, ainsi ce Prâna (souffle vital) répartit les autres prânas, chacun pour sa tâche particulière.
5. L’Apâna (le souffle descendant) se trouve dans les organes d’excrétion et de génération ; le Prâna lui-même demeure dans l’œil et l’oreille, et passe par la bouche et le nez. Au milieu se trouve le Samâna (le souffle égalisateur) ; il distribue également (dans le corps) ce qui a été offert en sacrifice sous forme de nourriture, et les sept lumières procèdent de lui.
6. Le Soi est dans le cœur. Il y a là 101 artères, et dans chacune d’elles, cent (veines plus petites), et chacune de ces branches en compte 72 000. Dans ces vaisseaux se meut le Vyâna (le souffle diffusant).
7. Par l’une d’elles, l’Udâna (le souffle ascendant) nous conduit vers le monde heureux grâce aux bonnes actions, vers le monde mauvais grâce aux mauvaises actions, et vers le monde des hommes grâce aux deux.
8. Le soleil se lève comme Prâna extérieur, car il aide le Prâna de l’œil. La divinité qui réside dans la terre soutient l’Apâna (le souffle descendant) de l’homme. L’espace entre les deux (le soleil et la terre) est le Samâna (le souffle égalisateur) ; l’air est le Vyâna (le souffle diffusant).
9. La lumière est l’Udâna (le souffle ascendant) ; c’est pourquoi celui dont la lumière s’est éteinte renaît, les sens absorbés dans le mental.
10. Quelle que soit sa pensée (au moment de la mort), c’est avec elle qu’il retourne au Prâna ; et le Prâna, uni à la lumière, conduit le soi (le gîvâtmâ) vers le monde qui lui revient selon ses mérites.
11. Celui qui, sachant cela, connaît le Prâna ne voit pas sa descendance périr, et devient immortel. Ainsi dit le Sloka :
12. Celui qui a connu l’origine du Prâna, son entrée, son lieu, sa répartition en cinq et son état intérieur, obtient l’immortalité, oui, obtient l’immortalité. »
2. Il répondit : « Tu poses des questions difficiles, mais tu es très attaché à Brahman ; je vais donc te l’expliquer.
3. Ce Prâna (souffle vital) naît du Soi. Comme l’ombre projetée sur un homme, celui-ci (le prâna) s’étend sur lui (Brahman). C’est par l’action du mental qu’il entre dans ce corps.
4. De même qu’un roi donne des ordres à ses officiers en leur disant : “Gouvernez tel village ou tel autre”, ainsi ce Prâna (souffle vital) répartit les autres prânas, chacun pour sa tâche particulière.
5. L’Apâna (le souffle descendant) se trouve dans les organes d’excrétion et de génération ; le Prâna lui-même demeure dans l’œil et l’oreille, et passe par la bouche et le nez. Au milieu se trouve le Samâna (le souffle égalisateur) ; il distribue également (dans le corps) ce qui a été offert en sacrifice sous forme de nourriture, et les sept lumières procèdent de lui.
6. Le Soi est dans le cœur. Il y a là 101 artères, et dans chacune d’elles, cent (veines plus petites), et chacune de ces branches en compte 72 000. Dans ces vaisseaux se meut le Vyâna (le souffle diffusant).
7. Par l’une d’elles, l’Udâna (le souffle ascendant) nous conduit vers le monde heureux grâce aux bonnes actions, vers le monde mauvais grâce aux mauvaises actions, et vers le monde des hommes grâce aux deux.
8. Le soleil se lève comme Prâna extérieur, car il aide le Prâna de l’œil. La divinité qui réside dans la terre soutient l’Apâna (le souffle descendant) de l’homme. L’espace entre les deux (le soleil et la terre) est le Samâna (le souffle égalisateur) ; l’air est le Vyâna (le souffle diffusant).
9. La lumière est l’Udâna (le souffle ascendant) ; c’est pourquoi celui dont la lumière s’est éteinte renaît, les sens absorbés dans le mental.
10. Quelle que soit sa pensée (au moment de la mort), c’est avec elle qu’il retourne au Prâna ; et le Prâna, uni à la lumière, conduit le soi (le gîvâtmâ) vers le monde qui lui revient selon ses mérites.
11. Celui qui, sachant cela, connaît le Prâna ne voit pas sa descendance périr, et devient immortel. Ainsi dit le Sloka :
12. Celui qui a connu l’origine du Prâna, son entrée, son lieu, sa répartition en cinq et son état intérieur, obtient l’immortalité, oui, obtient l’immortalité. »