Ô Seigneur généreux, je suis las d’aller et de venir. Le solde porté contre moi ne peut être acquitté ; je ne peux conclure aucun arrangement, je suis emprisonné dans une cage d’os. Mon père et ma mère m’accompagnent à la vie, ils me livrent à la mort. La mort est assise tout près, aiguisant son couteau, les cordes de Yama à la main. Les enfants issus de mes entrailles me poursuivent de près ; ils me traîneront en enfer. Le monde les aide tous ; moi seul y suis étranger. Nul n’éprouve de compassion, hormis Toi, ô Hari miséricordieux. Je me fie à Toi, dit Tuka ; j’ai renoncé aux espoirs mondains.
Hindouisme
Tukaram, Poème 1810
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire