Pourquoi ma pauvreté devrait-elle être vaine, comme si je devais mendier ? Il y en a beaucoup à qui je peux demander l’aumône ; qu’ils me donnent des haillons pour m’abriter. Les rochers font un excellent lit ; j’ai le ciel pour manteau. Avec si peu de biens, sans honneur, quelle paix du mental pourrais-je trouver ? Dans le palais d’un roi, les riches sont respectés ; la foule ordinaire ne reçoit aucun respect. Si je porte de beaux habits tandis que les autres sont vêtus de haillons, ce serait aussitôt ma mort. Pourtant, quand tu entendras cela, Dieu ne me méprisera pas. Laisse-moi te dire cette nouvelle surprenante : il n’est pas de bonheur pareil à celui du mendiant. L’austérité et le renoncement sont les plus grandes choses ; les hommes enchaînés par le désir vivent misérablement. Tuka dit : Vous êtes opulent et honoré ; mais les dévots de Hari sont plus heureux.
Hindouisme
Tukaram, Poème 1472
Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire