Hindouisme

Tukaram, Poème 1320

Hamama, ho ! Hamama ; l’enfant en est las ; il poursuit les quatre-vingt-quatre lakhs de renaissances. Au premier âge de la vie, l’homme s’épanouit ; il prend son tour dans l’illusion de l’individualité. Lorsqu’il voit la compagnie des hommes, il oublie tout ; il est fasciné par son propre soi. Au deuxième âge, il suit volontiers sa propre voie, dans telle ou telle profession ; les jours passent et il se divertit, mais il ne sait pas ce qui l’attend : ce n’est qu’un enfant. Au troisième âge, le fardeau demeure ; ses intérêts personnels le tiennent en agitation. Laissez l’attachement s’emparer de vous, et vous voilà pris au piège. Telle est ma véritable conclusion ! Au quatrième âge, vous avez encore vos désirs secrets ; vous sentez vos mains et vos pieds trembler. Vous tomberez dans les pièges du fils de Surya. Tuka se détourne de ce jeu de hamama ; il a quitté la compagnie de ses amis ; avec Vitthoba, fils des Yādavas, il mène paître ses vaches.

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire