Hindouisme

Tukaram, Poème 1302

Satyabhama a pris ses dispositions et reste assise chez elle à attendre ; la nuit s’est écoulée. Dieu ne vient pas ; le flot de sa passion enfle ; elle sombre dans la tristesse, puis entend frapper à la porte. « Va-t’en ! Je sais ce que vaut ta fidélité ; cette ruse subtile ne vise qu’à servir tes propres intérêts ; tout ce que tu dis n’est que feinte : tu as attendu l’aube à dessein. Je suis donc une sotte, et toi, tu n’as rien à te reprocher ! Comme tu m’as couverte de honte lorsque je t’ai donné à Narada ! Et une autre fois, lorsque tu m’as fait rencontrer Hanumanta ! Pourtant, jusqu’à présent, j’ai cru tes paroles. Je sais maintenant quelle illusion c’était ; je croyais à ta bonté. Tes actes sont vils et ne correspondent pas à tes paroles ; toi, Seigneur du frère de Tuka, tu es un intrigant fourbe. »

Source The Poems of Tukârâma, trad. J. Nelson Fraser et K. B. Marathe, 3 vol., 1909-1915, archive.org — traduction I Choose Peace depuis l’anglais · Sommaire